HISTORIQUE
Il ne semble pas avoir été fait mention de cette affection avant 1833, époque où César Hawkins parle d’un kyste développé autour d’un rein accessoire, ce qui semble une anomalie bien rare, quoique Morris (Surgical Diseases of the Kidney) cite un fait ana- Jogue,
Dans son magistral Traité d'Anatomie pathologique, Cruveiïlhier en cite un seul exemple ; c’est une trou- . Vaille d’autopsie, par conséquent les signes cliniques ne sont pas mentionnés. Il s’agit d’un kyste qui s'était développé dans le tissu sous-péritonéal gauche complètement étranger aux organes génitaux et laissant les deux reins et leurs uretères complètement sains.
Puis, Morris, qui a fait une excellente étude sur les kystes du rein, explique que les kystes dits paranéphrétiques ne sont ni développés dans le rein ni dûs à une dilatation de la cavité rénale. Ils s’insèrent à la surface du rein, à laquelle ils sont intimement adhérents; s'ils communiquent avec l'intérieur du rein, il faut supposer que le kyste n’est que secondaire et dû à un passage fistuleux formé entre le kyste et le rein.
SACS ee
Adler (1893, Berl. Klin. Woch.) publie deux observations de kystes pararénaux,
= Rob. Abbe donne également une description de kystes développés aux dépens du rein et faisant saillie dans l'atmosphère cellulo-graisseuse périnéphrétique,
Citons pour mémoire le kyste hydatique pararénal pris par Tuffier pour un kyste du rein et qui présentait exactement tous les signes cliniques d’une tumeur réuale,
Bergstrand (Ann. des maladies des org. gén.ur., 1897) décrit un cas un peu différent. Il s’agit d’un kyste du côté droit, uniloculaire, renfermant un contenu similaire à celui d’un kyste dermoïde, Le rein était inclus dans la paroi du kyste dont il occupait la paroi postérieure et supérieure, mais il n’était pas séparé par la capsule propre du rein.
Newmann (Glasgow méd. Journ., 1897) à la suite de son observation, dit avoir rencontré ces kystes dans le tissu environnant des reins qui étaient normaux: ces tumeurs ne froublaient pas les fonctions de la glande. Il explique ainsi la rareté du diagnostic pendant la vie.
W, Howship Dickinson décrit sous le nom de « Paranephric cysts » des kystes d’ailleurs variables qui se seraient développés en dehors du tissu rénal et ne résulteraient pas de la dilatation de ses cavités; cependant ces kystes s'ouvrent dans le rein. D'où le terme de « paranephric ou » « pararénal ».
Hildebrandt a trouvé un kyste pararénal contenant
CPE, 7 EP
un litre et demi de liquide sanguin : ce kyste ne communiquait pas avec le bassinet : l'on en a conclu qu'il avait été produit par un hématome dû à la rupture d’un anévyrsme.
Pawlik (Arch. fur. Klin. Chir., 1893, Band LI, Heft 1-3) à trouvé un kyste rétro-rénal contenant quatre litres d’un liquide clair: cette tumeur était indépendante du rein. Il avait pris ce kyste séreux pour une hydronéphrose gauche fermée, allant de la coupole diaphragmatique jusqu'à la fosse iliaque gauche, faisant une saillie à la région lombaire et portant sur le bord interne une série de voussures et d’encoches ; sur sa face antérieure on sentait des cordons durs comme les cloisons d’un kyste ovarique multiloculaire.
On ne trouva à l'examen microscopique ni crochets, ni hydatides. : |
En 1898, Picqué et Brault font, à la Société de chirurgie, une communication intéressant la question.
Il s'agissait d'une malade pour laquelle on avait fait le diagnostic de pyonéphrose dans un rein déplacé. On fit une néphrotomie. Au lieu du pus, on trouva une poche remplie de caillots.
Pour Brault, c'était un kyste ayant probablement pris naissance dans le rein, mais étant toujours resté extérieur au rein. « Ce qui veut dire qu’un kyste pararénal ne se comporte pas autrement. »
Rivalta a décrit deux kystes pararénaux qui se sont développés dans le tissu adipeux du hile du rein; il en
a donné une excellente analyse histologique et ana-
fs
- tomo-pathologique; mais ces kystes n’étaient pas plus
gros que des grains de chènevis. Ils étaient tout à fait séparés de la substance parenchymateuse du rein et ne présentaient d'autre particularité que d’être en rapport avec de gros vaisseaux artériels et veineux.