SYMPTOMES
Pour la facilité de la description symptomatologique, nous admettrons la division classique en symptômes physiques, fonctionnels et généraux.
Signes.physiques.
À l'inspection, la tumeur occupe l’un des flancs et monte plus ou moins dans la cavité abdominale, suivant son volume : dans ce cas on peut trouver de l’asymétrie de la région lombaire, celle qui correspond à la tumeur étant quelquefois soulevée.
Dans le cas que nous avons pu observer, l’abdomen entier était envahi par le kyste qui était très volumineux. Cet aspect asymétrique, dont nous parlions plus haut, est, bien entendu, subordonné au volume de la tumeur. La peau du ventre est distendue et vergeturée, sillonnée par des veines bleuâtres : l'ombilic s'étale à la surface de la tumeur, il peut même faire hernie.
La palpation fait reconnaître dans l'abdomen, le plus souvent sur l’un des côtés, une tumeur assez régulière, lisse, sans saillies ni bosselures. On ne perçoit pas de
- dépressions à la main, et on peut la circonscrire assez
facilement. Comme ces kystes sont généralement uniloculaires, on peut ressentir le phénomène de la fluctuation en appliquant d’un côté une main à plat sur la tumeur et en pressant du côté opposé.
Le toucher vaginal chez la femme combiné au palper abdominal ne donne que peu de renseignements. On peut, par cette exploration, se rendre compte que l'utérus est distinct de la tumeur.
La percussion donne de la matité dans toute l’étendue du kyste, quoiqu'il puisse être recouvert par le colon. La percussion lombaire, si délicate toutefois, donnera une idée des déplacements du rein.
Si le rein droit est déplacé, la matité sera remplacée par celle du foie, et on ne constatera pas de sonorité anormale.
Si c'est le rein gauche qui n’occupe plus sa situation habituelle, on obtiendra la matité.de la loge sous-pleurale, si la tuméfaction s'étend vers la partie supérieure.
Le ballottement rénal est un signe qui acquiert une très grande valeur et peut rendre en clinique les plus grands services, mais il n'est pas pathognomonique d’une altération du rein.
En général, cependant, on admet que le ballottement du rein est un signe positif et certain d’une augmentation de volume de cet organe.
Tuffier a fait chez une malade le diagnostic de kyste hydatique pararénal. Il avait au préalable trouvé ailleurs un de ces kystes. De plus, tette tumeur pré-
sentait le ballottement lombaire. L'opération démontra
D DD en
qu'il s'agissait d’un kyste hydatique occupant la partie sus-rénale. Le foie et le rein étaient intacts.
Signes fonctionnels el symptômes généraux.
Le début est toujours insidieux. La {fumeur est découverte par hasard, et lorsqu'elle a déjà atteint un certain développement. Les malades n’accusent en général qu'une sensation de pesanteur ou de gêne. La femme dont nous publions la photographie n’éprouvait qu'une vague sensation de brülure dans le côté droit, et l’homme qui fait le sujet de l'observation de D.Newmann n’accusait que de la fatigue lombaire.
Quelquefois cependant, quand elle apparaît, la douleur, quoique localisée d'un seul côté de la région lombaire, peut s'irradier dans l'abdomen, dans les deux aines, et surtout le long du membre inférieur du côté où siège la tumeur.
La douleur peut apparaître par intervalles, ainsi que chez la malade de Picqué qui accusait des crises douloureuses ressemblant à des coliques néphrétiques. Ces crises duraient quelquefois deux jours. : :
On a pu noter quelquefois du varicocèle ; Galimir (Th. Paris, 1895) en a rencontré, chez un malade por. teur d'une {fumeur fibro-kystique pararénale.
On à pu observer dans un cas un léger épanchement de sérosité dans le péritoine; d'habitude l’ascite fait défaut ou tout au moins n’a pu être diagnostiquée.
Quelquefois il survient de l’œdème des membres in-