‹ Recherches sur les langues celtiquesChapitre 38 sur 288 · DE LA CONJUGAISON COMPOSEE · texte numérisé non relu

DE LA CONJUGAISON COMPOSEE

C'est-à-dire, comme nous l'avons expliqué plus haut, à éléments distincts.

Je traiterai ce sujet en deux mots, quoiqu'il soit le point le plus important des langues celtiques , parce qu'il se reproduit dans toutes, et qu'il est surtout le fondement de la conjugaison basque, qui paraît si singulièrement compliquée et inextricable, bien que d'une grande simplicité quant au principe de sa formation; deux mots, dis-je, suffisent et pour faire connaître la nature de cette conjugaison, et pour faire voir ses rapports avec les langues qui ont succédé aux langues celtiques.

Il suffit de l'anglais et du français pour la faire comprendre de suite,

En anglais, il y a une forme de conjugaison composée célèbre parmi les grammairiens : le verbe être avec le participe du verbe principal.

Pour

Je suis faisant.

Je suis allant

Je fais. Je vais.

Et ainsi de suite , en faisant varier les temps du verbe être.

En français , quoiqu'on y ait fait peu ou point d'attention , il y a une forme analogue ,

Je suis à faire. Je suis à écrire.

Or, ces deux formes sont en gallois , et se modifient dans les divers temps.

Nous y reviendrons successivement , en parlant des langues gaëles , et enfin lorsqu'il s'agira du basque.

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