‹ Recherches sur les langues celtiquesChapitre 39 sur 288 · PRONOMS · texte numérisé non relu

PRONOMS

Oun.

En.

In.

Az.

Ez.

Id.

Oad.

Pluriel.

Omp.

Imp.

Te.

Ta.

Hoc'h.

Hwjnt (pronom gallois

Formes primitives de la 2e pers. du singulier.

On voit dans ce tableau :

i° Que l'élément de la troisième personne au singulier manque. C'est un caractère dominant dans les langues celtiques, parce que, à l'exception du gallois, il se trouve dans toutes les autres, au moins dans une des formes simples de la conjugaison.

2° Presque toujours l'élément de la personne, dans le verbe, est réduit aux consonnes caractéristiques d'un pronom correspondant, et la raison en est évidente : c'est que la forme

pronominale employée comme élément du temps est la forme renversée , c est-à-dire celle où la voyelle précède la consonne Caractéristique. Or, comme l'élément du temps est presque toujours une voyelle, on a fait l'élision de celle qui appartient au pronom; mais au présent, l'élément de la personne conserve une voyelle, parce qu'il n'y a pas d élément du temps.

Au présent, Vêlement du temps manque comme en latin. Nous avons vu qu'il n'y était pas nécessaire , quoiqu'il se trouve en gallois; il est exprimé dans les autres temps : ainsi Yi et Yo sont les caractéristiques du temps futur, en se partageant entre les différentes personnes de ce temps. On se rappellera que c'est précisément le même élément de temps employé en gallois, i et o, avec cette différence qu'en gallois ils se reproduisent ensemble dans toute la conjugaison de ce temps, et qu'en breton ils se décomposent entre les différentes personnes.

A l'imparfait, l'élément du temps est e. On voit qu'il répond à 17 des Gallois dans la même circonstance. En breton, il n'y a point de plus-que-parfait simple; ils n'ont pas non plus de premier futur; mais , en revanche , ils ont le futur conditionnel, dont la caractéristique est Yf. On voit ainsi, par la comparaison des deux langues sœurs, que le verbe, dans le breton et le gallois, est fondé sur le même principe et sur les mêmes éléments matériels; seulement, il y a plus ou moins de développement dans l'un ou dans l'autre.

L'impéralif n'a besoin d'aucune observation, et à peine le subjonctif: il est identiquement le même que l'indicatif; mais il est précédé , comme en gallois , d'un mot qui le convertit en subjonctif. Ce mot, en breton, est d'une seule espèce; c'est ra. Or, ra n'est pas autre chose que le verbe faire , sans aucune espèce d'altération, et correspond à la locution française/asse que, comme dans la phrase fasse (le ciel) que, etc. v

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