‹ Recherches sur les langues celtiquesChapitre 63 sur 288 · SECONDE FORME DE LA CONJUGAISON À INFLEXIONS · texte numérisé non relu

SECONDE FORME DE LA CONJUGAISON À INFLEXIONS

Je donne à cette forme le nom de conjugaison à inflexions, comme à la première; quoique la syllabe finale, qui constitue l'inflexion , ne soit pas écrite comme faisant corps avec le reste du verbe , rien ne l'en sépare ; elle est la dernière syllabe du verbe, et, comme dans la conjugaison précédente, elle est l'élément de la personne. De plus elle ne change jamais de place, et ne manque jamais. Je le répète ici, si elle n'est pas réunie par l'écriture , elle l'est par la parole. Il n'y a pas d'intervalle, car rien n'intervient; c'est donc une affaire de scribe. Ici , il ne faut pas se donner de la peine pour reconnaître dans l'élément de la personne la valeur primitive ; c'est le pronom sans la moindre altération, sans la moindre modification , même de celles que l'usage autorise ; c'est le pronom de chaque personne dans sa forme primitive et la plus usuelle , excepté dans une seule circonstance , où il est dans la forme secondaire, comme dans la première conjugaison. Les écrivains, comme tout le monde, reconnaissent dans chacun de ces éléments un mot préexistant dans la langue. Ils ont cru devoir les écrire séparément, comme s'il n'était pas de la nature des mots composés, quand même les deux racines seraient entières, de pouvoir être écrits ensemble de manière à ne former qu'un corps.

Nous avorts dit que les deux syllabes infinitives qui pou-

vaient être ajoutées à la racine, sans rien ajouter au sens, étaient :

Ad et ses légères modifications, An.

C'est ce que nous allons surtout voir dans cette conjugaison, où ad et ses légères modifications jouent le rôle insignifiant que je leur ai assigné dans la première conjugaison. Remarquons, d'ailleurs, que la même syllabe ad est une syllabe infinitive en gallois.

Au présent, la terminaison infmitive an s'ajoute à la racine simple, dans toutes les personnes, excepté à la première du

Donc la syllabe an n'ajoute rien au sens de la racine.

Au futur, la terminaison infmitive adh s'ajoute à la racine simple, dans toutes les personnes.

Donc, comme nous l'avons déjà dit pour la première conjugaison , lorsqu'elle y paraît, elle n'ajoute rien au sens de la racine.

Mais entre cette syllabe infinitive et la racine simple, vient se placer l'élément du temps/, comme dans la première conjugaison.

Le passé est réduit à la racine simple ; il n'a l'élément du temps dans aucune de ses personnes , c'est-à-dire faisant corps avec le verbe ; mais l'aspiration de la première consonne y supplée , comme nous l'avons expliqué dans la première conjugaison.

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