EXEMPLE DU VERBE PASSIF AU PASSE
2 3 4 i Bhi me mealta.
Je n'ai pas placé dans ce tableau un autre élément du passé, qui est toujours distinct et, en général , le plus usité dans les deux langues gaëles; c'est do. J'en ai déjà parlé, mais je ne l'ai pas placé dans le tableau, parce qu'il n'est pas le verbe auxiliaire être, ou du moins, parce que son origine est incertaine. J'y reviendrai. Voici cette nouvelle combinaison :
Do — mealadh — me,
où l'on voit que la syllabe infinitive de la racine a repris sa forme primitive.
L'autre forme de la conjugaison passive répond à la pre-
mière forme de l'actif. Ici l'élément du passif est ar, comme en latin, en gallois, en breton et en gaël écossais. Nous avons vu, dans les observations sur le cinquième verbe être, au tableau, que er était la véritable racine de ce verbe, comme en latin. Or, nous voyons dans cette forme de conjugaison, au passif, un élément significatif du passif semblable à ceux qu'on emploie dans la conjugaison précédente, c'est-à-dire du verbe être. Et la présence de cet élément semblable n'apporte d'autre différence dans la forme que celle d'être réuni à l'élément d'action, ce qui n'est qu'une différence graphique.
Cette forme de conjugaison n'a que deux temps : le présent et le futur. Elle emprunte son passé, si l'on peut s'exprimer ainsi, à la forme précédente. Quant à l'élément du temps, il manque au présent, comme de coutume.
Quant à celui du futur, il est le même qu'à l'actif, et, de plus, se forme de la même manière.