MARCHE SUIVIE DANS CETTE ANALYSE
Les principes qui nous ont guidé , dans l'exposition des langues celtiques proprement dites, nous conduiront dans l'examen de celle-ci.
Gomme les mêmes éléments se reproduisent successivement, avec quelques modifications de plus ou de moins, les développements deviennent moins nécessaires et moins étendus à mesure que nous avançons.
Ainsi, ayant commencé par la langue galloise, les explications étaient nécessairement les plus amples, et il a fallu peu de mots pour caractériser le breton dans ses rapports et dans ses différences avec le gallois. Arrivé à l'autre tribu des langues celtiques , le gaël irlandais et le gaël écossais , il nous a fallu moins d'espace.
Parvenu à la dernière branche des langues celtiques, prises dans toute leur généralité , il nous en faudra moins encore, si le basque entretient avec les précédentes des rapports suffisants.
Mais, tout en les comparant entre elles, nous ne laisserons pas , si le sujet s'y prête , d'indiquer les rapports que le basque pourra offrir avec les langues anciennes et modernes qui nous intéressent. Et cette brièveté dont j'ai parlé est même indispensable pour la clarté. La multitude d'objets distrairait, accablerait l'attention. Le fil qui conduirait dans ce labyrinthe serait perdu; tout serait obscurité profonde; et, quand cela ne serait pas, le temps manquerait à tous, et à celui qui écrit et aux savants qui prennent la peine de le lire. Quelques mots leur suffisent.