‹ Recherches sur les langues celtiquesChapitre 91 sur 288 · LEXICOGRAPHIE · texte numérisé non relu

LEXICOGRAPHIE

Le tableau général des consonnes , que j'ai donné à la tète de la partie grammaticale, présente, avec une exactitude presque parfaite , la conversion des consonnes de même classe les unes dans les autres, dans les langues celtiques proprement dites, surtout dans les langues bretonnes (gallois et breton). Je n'ai pas besoin d'entrer, à cet égard, dans plus de détail. Je ne ferai que les remarques suivantes : En gallois et en breton , les mots qui commencent par un g le perdent toutes les fois que certains mots précèdent ; et cela dépend principalement de la consonne finale du mot qui précède. Ainsi: gwr (homme); pluriel, gwyr. Le g tombe dans l'un et l'autre nombre ; restent iui^ et wyr.

Or, ce w devient, suivant les dialectes, en Bretagne, un v; ainsi, wyr; en latin , vir.

Afin de juger des idées communes aux Celtes et aux Latins , il faudrait peut-être une dissertation archéologique, qui n'est pas de mon ressort.

Il me suffit d'invoquer deux ou trois faits connus. Une des parties les plus importantes et les plus difficiles des arts industriels , c'est l'extraction des métaux , etc. métallurgie. Or, cette partie était cultivée par les peuples celtes, dès la plus haute antiquité historique.

Les druides enseignaient la religion , la philosophie et les lettres.

Si, pour l'enseignement, ils ne se servaient pas de l'écriture, l'écriture était cependant en usage chez eux dans cer-

taines occasions , témoin les tablettes contenant le dénombrement de l'armée gauloise , trouvées par César dans leur camp. Or ce peuple était un des moins civilisés parmi les Celtes. Nulle part la poésie n'était en plus grand honneur.

MOTS QUI SE RAPPORTENT AU GREC

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