‹ Recherches sur les langues tartares ou memoires sur differens points de la grammaire et de la litterature des Mandschous, des Mongols, des Ouigours et des Tibetains. Paris, Impr. royale 1820Chapitre 1 sur 20 · Recherches sur les langues tartares ou memoires sur differens points de la grammaire et de la litterature des Mandschous, des Mongols, des Ouigours et des Tibetains. Paris, Impr. royale 1820 · texte numérisé non relu

Recherches sur les langues tartares ou memoires sur differens points de la grammaire et de la litterature des Mandschous, des Mongols, des Ouigours et des Tibetains. Paris, Impr. royale 1820

Un ouvrage qui a pour sujet des langues de la haute Asie, jusqu'ici presque inconnues , et qui peut-être ajoutera quelques faits nouveaux à ceux sur lesquels repose la théorie du langage, devoit naturellement paroitre sous les auspices du Savant qui a porté si loin la connoissance des idiomes antiques et modernes de l'Asie occidentale, et qui a prouvé, par les progrès qu'il a fait faire à la grammaire générale, que l'étude comparée des langues est véritablement celle de nos facultés intellectuelles.

Je sens toutefois ce qu'un pareil hommage imposer oit d'obligations, ce qu'il donneroit droit d'exiger d'un auteur ou de chercher dans son livre, et ce qui manque à celui-ci.

Un nom comme le vôtre, placé même dans une dédicace, semble promettre aux lecteurs des recherches profondes , une érudition vaste et variée, des résultats importons pour l'histoire, les belles-lettres et la saine philosophie.

Une telle attente seroit un fardeau trop au-dessus de mes forces. En vous offrant des essais si imparfaits et si peu dignes de vous , j'ai voulu seulement montrer dans quel esprit je les ai entrepris ; faire voir non ce qu'ils sont, mais ce que j'aurois désiré qu'ils fussent. J'ai voulu surtout ( je le cacherois en vain , et j'aime mieux l'avouer hautement ) , j'ai voulu saisir l'occasion de me glorifier en public de la bonté avec laquelle vous ave% fait naître, dirigé , accueilli , encouragé mes premiers travaux ; de l'appui constant que vous leur avei prêté , et sans lequel mille obstacles en eussent interrompu le cours; de ces témoignages honorables, à l'aide desquels j'ai obtenu, peutêtre avant de les avoir suffisamment méritées, des récompenses littéraires que de longs et import ans travaux pourront seuls justifier.

J'ai voulu t en un mot, faire éclater une fois les sentimens de ma vive reconnaissance, et, si vous me permette^ de l'ajouter, de l'amitié tendre et respectueuse avec laquelle je s uis ,

Monsieur,

Votre très-humble et très-obéUwnt »'.•»' serviteur et confrère,

V* J. P. Abel-Rj-musat.

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