‹ Recherches sur les lésions du centre ovale des hémispheres cérébrauxChapitre 21 sur 116 · ABCÈS DU LOBE OCCIPITAL DROIT. ABSENCE D’HÉMIPLÉGIE · texte numérisé non relu

ABCÈS DU LOBE OCCIPITAL DROIT. ABSENCE D’HÉMIPLÉGIE

(Résumé.)

La nommée M... Louise, âgée de 18 ans, est entrée à l’hôpital le 7 août 1869, pour des ulcérations de la vulve suivies de plaques muqueuses et de syphilides papuleuses. Elle resta en traitement jusqu’à la fin de février 1870. Le 2ü mars suivant, elle fut prise de vomissements répétés et de maux de tête violents, siégeant surtout au front et à la région pariétale droite. La céphalalgie n’était pas continue, mais présentait des exacerbations et

(1) Bnillarger. — G-azette des hôpitaux, lu, janvier 1801, p. 21.

(2) Dans les réllexions qui suivent l’observation, M. Bnillarger dit : « La fetaino II. n’avait aucun embarras de la prononciation ni aucune faiblesse dans les membres. «

(3) Hodocalal. — Bulletins de la Société anatomique. 1870, p. 289.

dos rémissions qui se succédaient à quelques minutes d’intervalle.

Dans la nuit du 2 avril on constata un peu de loquacité. Pas d’autres symptômes de lésion encéphalique.

Le 10 avril, vers quatre heures et demie du soir, la malade fut prise subitement d’une dyspnée qui prit tout-à-coup une intensité formidable, cyanose, refroidissement général, état comateux et mort demi-heure après le début des accidents dyspnéiques.

Autopsie. — Vaisseaux de la pie-mère gorgés de sang. — Etat poisseux des méninges. — Pas d’exsudation ni de sérosité louche dans le tissu cellulaire sous-arachnoïdien. Rien dans les sinus veineux. Pas d’altérations des os du crâne. — A la partie latérale externe de la corne occipitale de l’hémisphère droit, existe un abcès central, à parois anfractueuses.

Immédiatement au-dessus de ce premier foyer, on en trouve un second, se présentant, sous l’apparence d’une tumeur enkystée, de la grosseur d’une pomme d’api contenant du pus filant, crémeux, épais, verdâtre, exhalant une odeur gangréneuse caractéristique.

Je pourrais rappeler ici les causes d’erreurs que j’ai déjà signalées dans le chapitre précédent. Il est certain qu'on a publié des observations de lésions du lobe occipital accompagnées de paralysies permanentes, mais dans ces cas les limites des altérations ne sont pas indiquées avec une précision suffisante, ou bien il est dit que les circonvolutions motrices voisines étaient comprimées. Quand les lésions du centre ovale sont limitées aux faisceaux occipitaux, elles ne provoquent jamais, par elles-mêmes, ni paralysies, ni convulsions.

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