‹ Recherches sur les lésions du centre ovale des hémispheres cérébrauxChapitre 27 sur 116 · OBSERVATION XVII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XVII

FRACTURE DU CRÂNE AVEC ÉPANCHEMENT SANGUIN CONSIDERABLE DANS LE CERVEAU, SANS PARALYSIE (1). (Résumé.)

Le nommé Hyacinthe Félix, âgé de 19 ans, se querelle avec un autre ouvrier et, pendant la rixe, tombe sur un meuble et de là sur le sol et perd connaissance. Malgré cela, on peut en le soutenant par le bras, le reconduire chez lui. Le lendemain, il. entre à l’hôpital. Au moment de son admission il était encore sans connaissance. On ne trouva aucune trace de fracture ni de contusion. La sensibilité et la motilité étaient intactes.

Mort le lendemain sans avoir repris connaissance, ni présenté de paralysie de l’un des côtés du corps.

Autopsie. Sur les trois quarts postérieurs de l’hémisphère gauche, existe un épanchement en nappe de sang coagulé semblable à de la gelée de groseille. Dans le lobe sphénoïdal gauche, existe un vaste épanchement sanguin ne communiquant pas avec le ventricule latéral. Le foyer s’étend de l’extrémité antérieure du lobe sphénoïdal jusqu’à 3 centimètres environ de l'extrémité postérieure de l’hémisphère. Il est séparé, en dehors, de la surface du cerveau par une couche de substance cérébrale de 7 à 8 millimètres d’épaisseur. En avant, le foyer s’est rompu et a laissé échapper du sang dans la fosse cérébrale moyenne. Fracture de la base du crâne à ce niveau. A droite, le crâne, le cerveau et les méninges n’offrent aucune altération.

(1) Thibault, — Bulletins de la Société anatomique , 1844, p. 93.

Ces observations démontrent de la Façon la plus positive que les Faisceaux sphénoïdaux ne Font pas directement partie du mécanisme central auquel sont dus les mouvements volontaires, ou du moins que ces Faisceaux peuvent être détruits par des Foyers hémorrhagiques ou par de vastes suppurations sans qu’il en résulte de paralysie appréciable.

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