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VI. — Des contractures secondaires et des dégënérations

descendantes.

Les lésions du centre ovale déterminent des dégénérations ' descendantes et des contractures secondaires, tout aussi sûrement que les lésions de la zone motrice corticale, lorsqu’elles I siègent sur les faisceaux de l’expansion pédonculaire qui se i mettent directement en rapport avec la substance grise de la zone motrice corticale. Ludwig Türck pensait que les lésions il du centre ovale ne donnaient lieu à des dégénéralions secondaires que quand elles dépassaient le volume d’une noisette, et, bien : qu’il ne s’explique pas très-catégoriquement à ce sujet, il sem- j ble avoir méconnu l’importance du siège des altérations pour ne s’attacher qu’à leur volume. « Des loyers étendus, dit-il, ij jusqu’à un pouce carré et plus, situés dans la substance blan- i che des hémisphères cérébraux, avec ou sans participation j des circonvolutions dans une étendue correspondante, pro- e duisent seulement une dégénération du cordon latéral opposé j ou très-légère ou médiocre. Cela ne s’applique pas seulement 1 1 aux foyers qui atteignent les fibres du corps calleux, mais il aussi à ceux qui se trouvent en rapport avec les fibres de la

couronne rayonnante. Des foyers jusqu’au volume d’une noisette ne déterminent aucune dégénération secondaire. » (1).

Des travaux plus récents ont déterminé plus exactement les conditions de la production des dégénérations secondaires à la suite des lésions corticales (2).

En ce qui concerne les lésions de la substance médullaire on peut, je crois, d’ores et déjà, bien que la moelle n’ait pas été examinée dans un très-grand nombre de cas, poser les lois suivantes :

1° Les lésions destructives, môme très-étendues, du centre ovale ne déterminent par de dégénéralions secondaires de la moelle lorsqu’elles siègent dans les faisceaux préfrontaux sphénoïdaux ou occipitaux.

2° Les lésions destructives, même peu étendues, du centre ovale donnent lieu à des dégénérations secondaires de la moelle lorsqu’elles atteignent primitivement ou secondairement les faisceaux fronto-pariétaux (3).

(1) Ludwig Tiirck. — Geler secundcere Erkrankung einzelner Rückenmarksstrænge und ikrer Fortsetzungen zum Gehirne, page 10 du tirage à part (Kais. Akad. der Wissenschaften ; B XI S. 93).

(2) Charcot. — Leçons sur les localisations dans les maladies du cerveau, 1876, page 162.

A. Pitres. — Des dégénérations secondaires de la moelle épinière dans le cas de lésions corticales du cerveau. Bulletins de la société de Biologie 1876, et Progrès médical , Février, 1877.

(3) L’existence de la contracture secondaire a été notée dans les Observations XIX, XXXII, XXXIV, XXXVI, XXXIX, XL, eu, CUL La dégéneraiion secondaire a été notee à l’autopsie dans les Observations XXXII, XXXVI, XXXIX et XL de ce travail.

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