PREMIÈRE PARTIE
PAOKS
I. — Du délire liypocontlrîaqiie considéré comme symptôme et comme signe précurseur de la paralysie générale. — Relation étroite qui existe entre le délire mélancolique hypocondriaque et la paralysie générale. ' — C'est uu symptôme qui peut aider au diagnostic de la maladie à son début. — Nature très spéciale des conceptions délirantes. — Les malades croient que leurs organes
• sont obstrués ou même déiruits. — Ils n'ont plus de bouche, plus de ventre, plus de sang. — Leur pharynx est bouché, leur estomac complètement plein, etc. — Beaucoup refusent énergiquement toute nourriture. — Marasme souvent rapide. — Disposition gangréneuse. — Les conceptions délii'autes hypocondriaques précèdent souvent les symptômes de la paralysie générale et peuvent en faire prévoir l'invasion comme cela a été déjà établi pour les conceptions délirantes ambitieuses.
II. — De l'inég-alité des pupilles comme symptôme et comme sig-we précurseur de la paralysie générale. — L'inégalité des pupilles très fréquente dans la paralysie générale, très rare au contraire dans la folie simple. — Existe quelquefois dès le début de la maladie. — A donc une grande valeur comme signé pi'écurseur et comme symptôme de paralysie générale. — On peut l'observer chez les aliénés qui n'offrent aucune lésion des mouvements, mais dont le délire se rapproche de celui des aliénés paralytiques. — Les folies dans lesquelles ou constate réunis le délire des gratuleurs et l'inégalité des pupilles doivent être séparées des folies simples.
III. — De l'ataxic locomotrice dans ses rnpporls avec la paralysie générale. — Observations de paralysie générale chez des nuilades atteints d'alaxie loco-
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motrice. — Cette association n'avait pointété signalée. — Les symptômes de paralj'sie générale, peuvent survenir pendant Ja période céphalique. — Ils peuvent remplacer les symptômes de cette période ou leur être associés. — Les symptômes de paralysie générale, après avoir persisté plus ou moins longtemps, peuvent dispai-aîire comme disparaissent si souvent les paralysies partielles de divers nerfs crâniens. — Observations qui le prouvent. — Deux observations d'ataxie locomotrice cotnpliquée de paralysie générale recueillies en 1833. — Autopsie des deux malades. — Lésion de l'alaxie locomotrice faussement interprétée. — Influence de l'ataxie locomotrice sur la marche de la paralysie générale.
IV. — Delà paralysie générale dans ses rapports avec la pellagre. — La pellagre provoque beaucoup de méningites et surtout un très grand nombre de cas de folie.
— La paralysie générale n'est pas mentionnée par les auteurs qui ont écrit sur cette maladie. Ils ont admis une paralysie pellagreusè qui, comme la paralysie générale, se termine par l'abolition progressive de l'intelligence et des mouvements. — Il résulte de mes recherches que la paralysie générale n'est pas rare chez les pellagreux et que la pellagre doit être admise au nombre des causes de la paralysie générale. — Cette opinion a été vivement combattue. — Observations qui en démontrentl'exactitude. — Douze observations de paralysie générale pellagreusè recueillies dans les hôpitaux de la Lombardie. — Sur vingt-neuf pellagreux, Bonacossa, à l'asile de Turin, a observé cinq cas de paralysie générale,
— Paralysie générale souvent observée chez les pellagreux par Girelli, à Brescia. — Lésions de la paralysie générale constatées dans le cerveau des maniaques pellagreux Tpar Liberali. — Un cas de paralysie générale dans les registres de la Senavra désigné sous la dénomination d'encéphalite pellagreusè. 3,i
La paralysie générale passée inaperçue chez les pellagreux sous les dénominations de mcningile lente, de gash'o-ménin- (jite, encéphalite pellagreusè, de tabès pellagrosa, d'apoplexie lente, etc. — Analogie des symptômes de la paralysie générale et de la paralysie pellagreusè : Diagnostic différentiel.
— On peut observer dans la folie pellagreusè des troubles de la parole semblables à ceux qu'on observe dans la folie paralytique pendant les premières périodes. Cet ordre de symptômes n'a donc que peu de valeur pour établir le diagnostic différentiel des deux maladies. H en est tout autrement de l'embarras paralytique des dernières périodes. Réuni à la paralysie et à la démense, il suffit pour faire admettre l'existence de la paralysie générale chez les aliénés
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Itellagreux. — Le délire dos grandeurs et cerUiines conceplions délirantes hypocondriuquos ont, dans la folio pellagreuse, la même valeur que dans la folie non pellagreuse. 73