RECHERCHES SUR LE CRETINISME
I. — Du crétînisme. — Le crétinisme est une dégénérescence caractérisée par un degié plus ou moins prononcé d'idiotie et par une dégradation de la conformation ph}-sique. — Le caractère principal de cette dégradation consiste dans le développement exagéré, en largeur, de la tête, de la face, du cou, du troue et des membres 31d
— Proportion comparée du crétinisme clans les deux sexes. — Le crétinisme est plus fréquen t chez les garçons que chez les filles. 316
— De l'âge auquel se développe le crétinisme; celte affection est-elle presque constamment congéniale? — Diflicullés de diagnostiquer le crétinisme dès la naissance. — Le crétinisme, au moins dans quelques cas, ne survient qu'après la naissance. — Les auteurs sont divisés sur la question de savoir si ces
cas sont ou non très nombreux 517
II. — Endémie du crétinisme. — Les contrées où l'on observe beaucoup de crétins renferment en même temps un grand nombre de goitreux 533
— De l'idiolie endémique. — L'on doit admettre une idiotie endémique. — Difficulté de distinguer le crétinisme de l'idiotie 537
— Arrêts de développement. — Cas d'arrêt de développement dan-i les familles goitreuses et dans les contrées où règne l'endémie du goili'e. — Observations 341
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— Be la surdité, de la siirdi-mutilé et du bégaiement, dans leurs rapports avec l'endémie goUro-crétineuse. — Rapports de ces diverses infirmités avec l'endémie du goîLre et du crétinisme, — Proportion comparée des cas de surdi-mutité dans
les quatre-vingt-neuf départements 347
— Dégénérescence de la popiUation dans les contrées où l'endémie ducrélinisme règne avec intensité. — La cause qui produit le goitre et le créliiiisrae, finit à la longue par atteindre une partie plus ou moins gi^aude de lu population Spl
III. — Du g'oîlre. — Du goîïre chez les auimaux domestiques. — Fréquence du goitre chez les mulets et chez les chevaux dans les contrées atteintes par l'endémie. — Ce fait n'avait point été signalé. — Il est nié par M. Rey, professeur à l'école A'étérinaire de Lyon. — Nouvelles enquêtes. — Rapports de médecins vétérinaires qui le confirment. . . 5o7
I\'. — Des rapports du g-oître et du crétiuisme. — Opinions des auteurs sur les rapports du goitre et du crélinisme. Manière dont la question semble devoir être posée, et ce qu'il s'agit de démontrer. — Deux doctrines très différentes. — D'après la premièi'e, les deux maladies devraient être attribuées à une même cause spécifique et ne seraient que la manifestation d'une seule et même endémie (Fodéré, Morel, Tourde, Fabre, Chabran, Saint-Lager, etc.). — D'après la seconde doctrine au contraire les deux maladies seraient essentiellement distinctes (Commission de Piémont, Ferrus, Parchappe, Kœberlé, Morétin, etc.). — Tout tend à prouver que le goitre est produit par une cause spéciale. — Cette cause est-elle aussi celle du crétiuisme? Telle est la question à résoudre. — Elle peut l'être par la démonstration des cinq faits suivants. — L'endémie du crétinisrae n'existe jamais sans l'endémie du goitre. — Les endémies graves du goitre sont toujours accompagnées d'une tendance à la dégénérescence de la race. — Les crétins sont atteints de goitre dans une proportion très forte et tout à fait exceptionnelle. — Les parents goitreux engendrent très souvent des enfants crétins. — Dans les contrées atteintes par l'endémie du goitre, les cas disséminés de crétinisme, comparés à la population goitreuse, se trouvent dans une proportion très forte 568
Fréquence comparée du goitre dans les deux sexes. — Le nombre des femmes goitreuses augmente comparativement à celui des hommes à mesure que la gravité de l'endémie va en diminuant. — Au contraire, le nombre des hommes se rapproche de celui des femmes à mesure que l'endémie devient plus grave. — Le nombre comparé des
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cas de goitre chez les hommes et chez les femmes paraît être, en France, clans la proportion de 2 à [i 005
Du g-oîire aux différents îig-es. — La proportion des cas de goitre dans la population au-dessous de vingt ans, est moitié plus faible que dans la population au-dessus. — L'augmentation des cas de goitre est plus grande chez les femmes de vingt-cinq à cinquante ans que chez les hommes du même âge. — Cette augmentation paraît due en partie ù riniluence de Taccouchement et à l'âge critique 011
V. — Distribution g-éograpliîque de l'endémie du g'oître et du crétinîsme eu France.
Dislribution géographique de l'endémie du goitre. — Classification des quarante-six départements dans lesquels la proportion des grjîlreux est au moins de 1 p. 100. — Proportion comparée du goitre dans les quatre-vingt-neuf départements. — Dans dix départements, le goitre, pour la population au-dessus de vingt ans, s'élève à 3 p. 100; dans vingt-trois départements la proportion est de 2 p. 100; dans douze départements, elle est au moins de 1 p. 100, soit en totalité quarante-cinq départements dans lesquels le nombre des goitreux, pour la population au-dessus de vingt ans s'élève au moins à 1 p. 100. — Les départements où l'endémie est la plus intense, sont la Savoie, les Hautes-Alpes, la Haute-Savoie. Ceux où elle sévit le moins sont les Côtes-du-Nord, la Manche, le Morbihan; elle épargne les départements du Centre et de la frontière de l'Ouest 61«>
Marche de l'endémie du goitre en France pendant cinquante ans (1816 à 1865). — Presque tous les rapports indiquent une diminution dans le nombre des goitreux. — Les causes de cette diminution seraient l'augmentation de l'aisance générale, l'amélioration des conditions hygiéniques, le traitement du goitre à son début. — Au contraire, si l'on prend pour base les relevés faits sur les tableaux du recrutement, qui fournissent des éléments beaucoup meilleurs, l'on trouve que l'endémie du goitre a augmenté, depuis cinquante ans, dans vingt-six départements et diminué dans dix-sept 022
Du nombre des goitreux en France. — Si on réunit
tous les éléments fournis par les diverses enquêtes, mais surtout par les tableaux de recrutement, on arrive à conclure qu'il y a en France, environ cinq cent mille goitreux, c'està-dire plus d'un goitreux sur quatre-vingt-quatre habitants. G3;i
VI. — Distribution géographique de l'endémie du crétinisme. — Elle sévit surtout dans les pays de monta-
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gues. — Difficultés qu'offre son étude. — Pour apprécier sou intensité, il convient surtout de tenir compte de la mortalité exceptionnelle des enfants atteints de crétinisme. — Nombre et proportions des crétins et idiots dans les quatrevingt-neuf départements. — Ce nombre s'élève en France à
plus de cent vingt mille 637
Distribiilion géographique comparée du goitre, du crdiinismo cl de l'idiotie. — Leur proportion dans les quatre-vingt-neuf départements. — Discordance entre le nombre des goitreux, des idiots et des crétins dans certains départements. — Le nombre des idiots en dehors de la cause endémique expliqué en partie par l'abus des boissons alcooliques. — Le nombre des crétins en dehors de cette môme cause endémique augmenté par l'inlluence de certaines causes secondaii'es, absence dlnsolation, miasmes palustres, misère des populations, etc., etc. 648
Recherches statistiques sur l'endémie du g-oître et du crétinisme en Fi-ance.
Distribution géographique de l'endémie du goitre et du crétinisme dans chaque département et dans chaque arrondissement. — Variations de l'endémie du goitre pendant cinquante ans (1816 à 1863). — Tableau des variations qui ont eu lieu dans le nombre des exemptions du service militaire pour cause de goitre ; nombre approximatif des crétins et idiots dans chaque département. — Répartition des goitreux, crétins et idiots par ari'ondissement, — Tableau des exemptions du service militaire pour goitre, crétinisme et idiotie , . . fi53^