I. — Paralysie générale primitive et simple. — Son
existence n'est point contestée. — Cas recueillis dans les hôpitaux ordinaires en dehors des asiles d'aliénés. — La paralysie générale n'est essentiellement qu'une démence paralytique. — Au point de vue uosologiqnc, elle doit être placée non dans la classe des folies, mais dans celle des démences paralytiques
II. Manie paralytique indépendante de la paralysie générale. — Pour démontrer que la folie paralytique a une existence indépendante de la péri-encéphalite chronif[ae, on peut invoquer quatre ordres de laits .....
Il existe désormais, dans la science, un certain nombre d'observations qui démontrent que les symptômes psychiques et soma-
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ligues de la paralysie générale pemislenl, dans certains cas, mie année et plus, sans être lies aux lésions de la pcri-encéphaiile chronigua et gu'ils peuvent s'expliquer alors par de simples troubles circulatoires (l'oville, Régis, Mendel)
En reconnaissant ainsi que les symptômes des premières périodes de Ja paralj'sie générale, à forme vésanique, ne sont pas, comme on le croyait, nécessairement et fatalement siiborfZo?més aux lésions de la péri-encéphalite clironique, on a par le fait admis l'existence d'une folie paralytique indépendante de cette maladie ,
Il y a des cas où la paralysie générale ayant été plus ou moins longtemps caractérisée par ses deux ordres de symptômes psychiques et somatiques, on voit les troubles musculaires disparaître pour ne plus revenir; la maladie se tei-mine alors par la démence simple sans paralysie. — Dans tous les cas de ce genre, il ne parait pas qu'on puisse songer à expliquer les symptômes par l'existence d'une péri-encéphalite chronique
On a admis des pseudo-paralysies générales alcooligues, après avoir observé successivement chez le même malade plusieurs accès de paralysie générale se terminant par la guérison. — Il n'est guère possible, ici encore, de s'arrêter à l'idée d'une péri-encéphalite chronique
Il y a des cas où la période maniaque de la folie à double forme offre tous les symptômes de la forme maniaque de la paralysie générale, ce qui n'empêche pas la maladie do se prolonger un grand nombre d'années. — Il est bien évident qu'il n'y a ici qu'une vésanie à laquelle se trouvent associés passagèrement des symptômes somatiques qui n'ont qu'une importance accessoire et qu'on ne peut, malgré l'existence de ces symptômes, admettre l'idée d'une péri-encéphalite chronique. — De ces quatre ordres de faits, on peut conclure qu'il existe une folie paraUjtigue indépendante de la péri-encéphalite chronique et ayant une existence qui lui est propre. — Les conséquences de ce fait pour l'interprétation de beaucoup d'observations cliniques sont faciles à déduire.
Il est difUcile de comprendre comment un accès de manie avec délire des grandeurs peut guérir laissant après lui les symptômes et les lésions de la péri-encéphalite chronique, en admettant que cet accès a été lui-même un symptôme direct de l'inflammation. Cette guérison d'une prétendue première période n'est-eile pas étrange, en présence des symptômes commençants de la seconde période? C'est cependant ce qu'on verrait très souvent dans ce qu'on appelle les rémissions de la paralysie générale. — L'objectidn disparaît, si on admet que ces accès de manie ont une
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exislence qui leur est propre. Ils peuvent alors, en effet, guérir et laisser après eux des lésions secondaires et les symptômes de la démence paralytique à son début. . . . 4G8
On a vu combien les auteurs sont embarrassés, quand il s'agit d'expliquer « par nue même phlegmasie » la succession chez le môme malade d'accès de manie et de mélancolie. — On est habitué à voir ces transformations et ces intermittences dans les vésanies pures; mais il est bien difficile de regarder ici les accès dans lesquels on les observe autrement que comme une complication de la péri-encéphalite chronique diffuse. — L'objection cesse d'exister, si on admet une folie paralytique ayant les mêmes symptômes, les mêmes formes, les mêmes transformations que la folie simple. Cette folie paralytique tantôt précédera la péri-encéphalite chronique, tantôt interviendra comme complication 46'J
On a observé des cas de paralysie générale dans lesquels la guérison a eu lieu après sis mois, huit mois ou même plus d'une année. — Comment une péri-eucéplialite peut-elle se prolonger aussi longtemps dans un tissu, aussi vasculaire et aussi délicat que la substance grise, sans provoquer des lésions graves, lésions qui ne permettraient pas de comprendre le rétablissement de l'exei'cice normal de Tintelligence? — Ce sont ces cas de guérison, comme il a été dit plus haut, qui ont conduit certains auteurs à admettre des pseudo-paralysies générales, c'est-à-dire des folies paralytiques indépendantes de la 'péri-encéphalite chronique. — Ces auteurs ont ainsi fait disparaître l'objection que soulèvent tous les cas de guérison se produisant après une assez longue durée de la maladie 477
III. — Accès de manie paralytique se terminant par la guérison mais suivis plus tard de paralysie générale. — Guérisons temporaires. — Accès de manie ambitieuse terminés par la guérison, mais suivis après un temps plus ou moins long de pai'alysie générale. — Ces accès ne doivent pas être considéi-és comme la première période d'une encéphalite chronique. — On doit admettre qu"il y a eu dans tous ces cas succession de deux maladies différentes 484
Des rémissions. — Accès de manie ambitieuse terminés par la guérison, mais laissant après eux les premiers symptômes d'une démence paralytique à son début. — H y a alors dissociation du délire qui guérit et de \a. démence paralytique qui commence 488
IV. — Paralysie générale compliquée de manie paralytique. — Les accès de manie paralytique qui éclatent
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au début ou dans le cours de la paralysie générale doivent être considérés comme une complication de celte maladie. . 493
V. — Manie parialytique se terminant directement par la paralysie générale. — Dans les cas nombreux où la manie paralytique ne guérit pas et se termine directement par la paralysie générale, elle n'en doit pas moins être considérée non comme une période de cette maladie, mais comme une vésanie spéciale dont la paralysie générale n'csl qu'un mode de terminaison 501
Place qu'il convient d'assigner à la folie paralytique dans la classification des maladies mentales. — Tableau de la classification de ces maladies -tH