‹ Recherches sur les maladies mentalesChapitre 59 sur 122 · DE LA POPULATION · texte numérisé non relu

DE LA POPULATION

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Proportion

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d'ordre.

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■17 Inilre-et-r-oire. .

A no

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58 Vosges

7o Puy-de-Donie

1 Cl 0

39 Seine-Inférieure.

À oo

01 Pas-de-Calais. . .

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/9 Cole-d Or. . . .

63 Loir-el-Cher . . . .

80 lUe-et-Vilaine

G4 Loire-Iuférieiire . .

81 Haute-saone . . .

66 Côtes-du-Nord

67 Haute-Vienne . . .

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A no

68 Oise

70 Rhône

71 Jura

72 Nord. .......

73 Tarn

IV. — Dégénérescence de la population dans les contrées ou l'endémie du crétinisme règne avec intensité.

Cette dégénérescence, signalée par plusieurs auteurs, est décrite de la manière suivante, par le rapporteur de la commission du Piémont :

« Les habitants des lieux où les causes d'insalubrité sont en plus grand nombre, et oii elles sévissent avec plus d'intensité, ont presque tous un aspect cachectique; les écrouelles et le rachitis y sont assez fréquents. La plupart ont l'ossature énorme, une tête volumineuse, les articulations des extrémités inférieures d'une grosseur extraordinaire, ce qui peut dépendre de leur exercice continuel à la montée et à la descente. Us ne parviennent point à une taille élevée. Un bon nombre d'entre eux ont le goitre, et Ceux qui en sont exempts ont le cou gros et empâté. Leur figure présente quelque chose de grossier et d'aplati ; ils ont les zygomes saillants et les yeux écartés, de telle sorte

gg2 DE l'endémie du CRÉTINISME

que leur physionomie présente, du plus au moins, un aspect

stupide. » , , . .

M. Ferrus, après avoir cité ce passage de la commission du Piémont, ajoute : « Qui, dans ce tableau peut méconnaître une idiosyncrasie bien tranchée? Qui n'y reconnaîtrait, au contraire, les éléments primitifs de la maladie, répandus dans la population tout entière? La Commissionse prononce pourtant avec une certaine timidité, ou plutôt elle ne fait pas sentir suffisamment à quel point les racines profondes et les traits essentiels du crétinisme ressortent du tableau qu'elle a tracé. Qu'est-ce donc, pour une population, que l'aplatissement de la figure, la saillie des pommettes, l'étrange écartement des yeux et l'aspect plus ou moins stupide des physionomies ? »

Plus loin, Ferrus ajoute: « Le crétinisme n'est pas, on le voit, un fait accidentel, isolé, sans corrélation avec les dispositions générales des populations. Les causes déterminantes peuvent avoir sans doute une certaine influence sur les cas qui se manifestent, mais la source du mal est plus profonde, plus enracinée. Il n'y a point seulement là des crétins à traiter, mais une population entière, d'une manière soutenue et par tous les modificateurs généraux.

« Ce fait constitutionnel du crétinisme, éparpillant en quelque sorte ses traits affaiblis et diffus sur l'ensemble des habitants, là où l'endémie est active et oiî ses racines sont profondes, est digne de toute attention. »

M. le docteur Marchant, en même temps qu'il étudiait avec soin le goître et le crétinisme dans les Pyrénées, n'a pas manqué de porter son attention sur les caractères que présentaient les populations (1). 11 les a divisées, sous ce rapport, en deux catégories.

(1) Marchant. Observations dans les Pyrénées. Paris, 18 i2.

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