CONCLUSIONS
97. L'accord très salistfaisant entre la théorie et l'observation à Shadwan pour les amplitudes et les heures cotidalrs des six ondes principales prouve que la simple connaissance de la marée à Suez est suffisante si l’on veut calculer la marée jusqu’à Périm (inclus) pourles ondes semi-diurnes et jusqu’à la section 16 de la mer Rouge
km
(à 100% au nord de Périm) pour les ondes diurnes. Ce faisant,
em
l'erreur commise sur chaque marée ne dépasse pas en moyenne 2
Voici le détail des 2(0 — C) et des |O — C,,.
Entre Suez et Périm (12 stations).
\mplitudes.
A M. D S:(recte)e IN SOC) RER Tr OC A GC EC 0)
| ie em cm 4 em (, Em o OC rc ae 20m, I 2€, 4 em, 6 1Em,
Gide
Entre Suez et la section 16 (10 stations).
Amplitudes.
— — Ke Oo, P, DOC A ee pem,9 jen Tr On ON Re OO OS OST
D'autre part, à quelques fractions d'heure près, 1l y à accord jusqu’à Périm inelus, entre les heures colidales calculées et observées pour toutes les ondes.
On peut encore ürer des recherches faites dans ce Mémoire plusieurs renseignements dont les plus importants sont assurément que le frottement etles marées de la croûte solide du Globe ne jouent pas un rôle appréciable dans les marées de la mer Rouge, ni même dans celles d'un golfe large et peu profond comme le golfe de Suez.
D'autre part, dans ce golfe, les variations de largeur sont sans influence appréciable sur la marée, et Le fait que les amplitudes calculées pour des points de l'axe du golfe s'accordent de façon satisfaisante avec les amplitudes observées dans le voisinage des bords, montre que la marée est sensiblement la même le long d'une section perpendiculaire à Paxe.
En appliquant à l'étude des marées de la mer Rouge la méthode de « fractionnement en canaux de profondeur constante », nous avons constaté qu'il n'y a pas avantage à découper la mer en un très grand nombre de parues.
L'allure générale de la variation de la profondeur moyenne sera toujours un guide suffisant dans le choix des canaux partiels.
En outre, nous avons remarqué qu'on ne commet pas d'erreur systématique en négligeant le potentiel générateur, aussi bien dans la mer Rouge que dans le golfe de Suez. Cette suppression permettrait de simplifier beaucoup les calculs.
Enfin les formules qui représententla variation de la marée dans la région où la profondeur moyenne est supérieure à 140" environ, ce qui à lieu pour les canaux 1, 2, 3, ont été établies en adoptant la profondeur déduite des sondages. Nous avons vu ($ 15) qu'avec
une profondeur assez différente de celle-ci les résultats relatifs aux
amplitudes et aux heures cotidales sont à peine modifiés. En paruculier, dans les régions où la profondeur moyenne est de l'ordre de 800", 1l est indifférent de commettre une erreur de 100" sur cette quantité.
Mis pour représenter correctement la marée dans le canal 4 et dans le golfe de Suez, région où la profondeur moyenne est inférieure à 80", nous avons dû procéder par approximations successives : une variation de 2" seulement sur une profondeur de 44" (golfe de Suez) produit dans la marée d’une onde semi-diurne une ariation d'amplitude qui, en certaines régions, peut dépasser 2°". Comme les sondages sont plus nombreux dans les régions de faible profondeur, nous sommes done assurée de trouver, après quelques tâtonnements autour du nombre calculé par les sondages, la profondeur qui satisfait le mieux à l’ensemble des observations.
Il est évident que la méthode de fractionnement en canaux de profondeur constante se prête aisément à ce genre de recherches, tandis que la méthode de Ritz est d’un maniement beaucoup plus pénible, Chaque hypothèse sur la profondeur moyenne d’une ou de plusieurs sections nécessite un nouveau calcul de toutes les intégrales où entre celte quantité, ainsi qu'une nouvelle résolution des systèmes d'équations en z;. Toutefois 1l serait intéressant, ainsi que le suggère M. Fichot, de reprendre l'étude des marées dans 11 mer Rouge par la méthode de Ritz, mais en adoptant comme point de départ Kamaran, au lieu de Périm. Il paraît évident, en effet, d’après les résultats fournis par la méthode des canaux partiels que les résidus systématiquement négatifs trouvés dans le Chapitre IT sont dus à ce fait que la variation de la profondeur dans le canal #, qui aboutit à Périm, n’est pas connue avec assez d’exactitude, et cela suffit pour fausser tous les résultats. Au contraire, dans la région de Kamaran, le rôle Joué par la profondeur étant moindre, ainsi que nous l’avons démontré, il n’est pas douteux, qu’en partant de cette station, on parviendrait à des O — C satisfaisants avec la méthode de Ritz.
3 = D oc —
s a0° à EL
Ras GhaÂb
Ashrafièe