‹ Recherches sur les matières grasses des insectesChapitre 21 sur 55 · HUILE DE CEBRIO GIGAS EF · texte numérisé non relu

HUILE DE CEBRIO GIGAS EF

(= ‘C. longicornis O1. — Latreillei Leach.)

Famille : Cebrionidae

APERÇU BIOLOGIQUE. — Ce Cébrionide constitue à l’état larvaire un ravageur des cultures des plus nuisibles. Il est, d’après H. CaïiLLor, aussi redoutable en certains points de la Provence que les chenilles de Noctuelles et les Courtilières. Il se nourrit particulièrement de racines ou de rhizomes, dévorant les carottes, les navets, les pommes de terre, etc. Les échantillons que j'ai utilisés avaient été recueillis dans un champ de pommes de terre. On peut donc les considérer —— au moins dans ce cas particulier —— comme des larves amylophages et il y a lieu de penser que leur huile est directement synthétisée à partir des glucides alimentaires. Les larves sont cylindriques; celles que j’ai étudiées

pesaient en moyenne 0 gr. 118.

DonNNÉES ANALYTIQUES. —— 237 larves de Cebriogigus F. pesant 27 grammes ont été épuisées à l’éther. J’ai isolé 4 gr. 00 d’une huile parfaitement limpide, ne déposant pas, soit 14,8 p. 100.

J'ai obtenu :

Indice de réfraction......... 1.464146 à 17° (observé) 1.4653 à 15° (calculé) lndicerdioder rer ce. tr 80.8 — de saponification..... 19229

L'indice d’iode permet de rapprocher cette huile de celles de Pyrausta nubilalis Hübn. et de Cossus ligniperda F. Toutefois,

l'indice de saponification est moins élevé que dans la première de ces huiles, ce qui permet de penser qu'elle ne contient pas ou

du moins pas autant d'acide palmitoléique.

GRAISSE DE GALERUCELLA LUTEOLA MULL.

Galérucelle de l’orme

(Syn. G, xanthomelana Schrank. = G. calmariensis Fabr.

Famille : Chrysomelidae

APERÇU BIOLOGIQUE. — Les données que l’on possède sur la biologie de la Galéruque de l’Orme sont dues à VALÉRY-MAYET (1906), à Riley, à MÉNÉGAUX, à POYARKOFF (1910). Ce Chrysomélide constitue souvent un fléau pour les sylviculteurs : j'ai eu l’occasion d'observer dans le midi de la France de très grandes étendues où les Ormes avaient été entièrement dépouillés de leur feuillage.

La ponte de la Galérucelle a lieu en fin avril ou les premiers jours de mai; les larves très voraces dévorent le parenchyme foliaire en respectant les nervures; arrivées au terme de leur croissance (8 à 10") elles se laissent tomber à terre où elles se transforment. L’imago s’observe en grand nombre sur les feuilles d'Orme. A l'approche de la saison froide, cet insecte cherche un abri et dans ce but pénètre souvent dans les habitations. L’hivernage se passe à l’état d'imago.

VALÉRY-MAYET pense que la Galérucelle a deux générations par an dans le midi de la France : l’une en mai-juin, l’autre en août-septembre. RILEY en admet trois à Washington, MÉNÉGAUX une seule en France, POYARKOFF à observé deux générations par

an à Bordeaux. C'est aussi ce que j'ai constaté en Provence.

DONNÉES ANALYTIQUES. Les Galérucelles que j'ai étudiées étaient à l’état d’imagos et se préparaient à hiverner. Elles ont été recueillies en novembre sous l'écorce d’arbres morts (Pinus halepensis Mill) où elles s'étaient réfugiées en grand nombre.

Ces insectes broyés et épuisés à l’éther m'ont fourni 7,03 p. 100 d’une graisse mi-solide, butyreuse, d’une belle couleur

jaune d'or. La quantité assez minime de produit dont je dis-

posais ma permis de déterminer seulement les constantes sui-

vantes :

Indice de réfraction......,.. 1.4767 à 12° (observé) 1.4756 à 15° (calculé) Indie NOTE, 7... 1e

Ces chiffres suffisent à établir qu'il s’agit d’une graisse demisiccative tout à fait comparable à celle de Colaspidema atra OI.

Page 1