‹ Recherches sur les métastasesChapitre 5 sur 50 · XV1JJ · texte numérisé non relu

XV1JJ

M. Broussais, médecin en chef de l’hôpital militaire d’instruction de Paris. M. Bégin est, d’ailleurs, avantageusement connu par son association littéraire à M. Fournier - Pescay , dans le Dictionnaire des sciences médicales.

Pour rendre l’exercice de la médecine encore plus profitable à l’humanité, s’il m’était permis d’émettre un vœu, ce serait celui de ne voir admis, désormais, qu’un seul titre dans les facultés de médecine 5 chacun libre , après avoir fait toutefois ses preuves in utroque jure , de se livrer à l’exercice pour lequel il se croirait plus spécialement destiné : seulement pour les emplois publics , où le talent du chirurgien doit être plus particulièrement exigé, le concours seul deviendrait de rigueur , puisque indépendamment du sang-froid qui caractérise le chirurgien , la dextérité de la main lui est imposée.

Toutes les obligations seraient alors remplies , et l’on ne trouverait plus aucun prétexte d’accuser le chirurgien de n’être que chirurgien. On préviendrait, par ce moyen , une imperfection de savoir que je suis loin de désavouer pour tous ceux qui exercent la médecine , et qui, par cela même qu’ils sont chirurgiens , prétendent quelque fois à tort au double titre qu’il faut encore avoir mérité.

Pour prouver, au préalable , la nécessité de la qualité de médecin proprement dit , qui nierait que hors les plus grandes villes par exemple , le chirurgien ne fasse beaucoup plus de médecine que de chirurgie, s’il veut suffire aux besoins de son existence !

La qualité de médecin devient donc de première rigueur, si l’on veut être consciencieux.

En organisant sous un terme commun l’exercice de la chirurgie et de la médecine , que ne peut-on suppléer plus heureusement à cet emploi hybride ou équivoque d’olllcier de santé qui nous vaut tant de crimes de lèse-humanité par la facilité que tant de charlatans et d’ignorans ont à se faire admettre pour exercer impunément.

Loin de moi , toutefois , de comprendre dans cette désignation d’officiers de santé des hommes modestes et éclairés que des circonstances particulières ont réduits à cette infériorité d’emploi.

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