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les deux branches d’une même science , que l’on voulait naguères séparer par un mur d’airain , qu’il me soit permis , par une affection bien naturelle pour la ville que j’habite , libre de toute espèce d’engagement obséquieux ou intéressé , de citer l’exemple de deux jeunes chirurgiens nés à Metz , ville qu’ils promettent d’honorer un jour. Je parle de MM. Lallemand et Bégin , le premier , professeur à la faculté de médecine de Montpellier , chirurgien en chef de ses hôpitaux civils ; le second, chirurgien aide-major à l’hôpital militaire d’instruction de Metz.
Indépendamment de leurs connaissances bien positives en chirurgie , de leur habileté dans les manœuvres des opérations les plus difficiles , dans lesquelles M. le docteur Lallemand a particulièrement fait ses preuves , le public a déjà la mesure du mérite de leurs travaux en littérature médicale. M. le docteur Lallemand , qui a si bien préludé par une thèse riche de raisonuemens et de nouveaux faits ( Observations pathologiques propres à éclairer plusieurs points de phjsiologie ), publie des recherches anatomico-pathologiques sur l’encéphale et scs dépendances , qui lui assigneront désormais un rang distingué parmi les médecins.
M. Bégin , en se signalant par une critique déjà exercée en médecine dans des journaux où il a fourni de nombreux articles, vient d’ajouter à sa réputation en donnant des principes généraux de physiologie pathologique fondés sur la nouvelle doctrine médicale qu’il avait si bien étudiée auprès de son illustre maître ,