DETTES
constitué par une modification de la résonance de deux circuits électro-oscillants.
L'’enregistreur proprement dit est constitué par un oscillographe à plume. Le papier d'enregistrement se déroule à vitesse constante, 1l est entraîné par un moteur électrique à deux vitesses, 5 mm./seconde et 1,25 mm/seconde, dont le changement peut se faire, si on le désire, en cours d’enregistrement, un simple levier étant à manœuvrer. Nous avons adopté pour notre étude la vitesse la plus lente. La courbe est observable au moment même où elle s’enregistre, le tracé étant directement effectué par un stylet encreur.
La capsule manométrique est reliée à l'appareil par un câble co-axial, les autres parties (traducteur et enregistreur) sont réunies dans un même coffret métallique. Ce piézographe est léger, facilement transportable et s’alimente sur courant ordinaire.
Voici maintenant notre manière de procéder. L'’aiguille est introduite dans une veine superficielle du dos du pied, le plus souvent arcade dorsale superficielle, veine dorsale superficielle interne ou saphène interne à sa naissance dans son trajet en avant de la malléole. Si les veines du pied sont difficiles à atteindre, ou si les téguments sont le siège d'ulcérations, on ponctionne une veine de la jambe, mais de préférence le moins haut possible. L’aiguille est fixée par un morceau de diachylon et on lui adapte l’embout du raccord en T. On laisse le sérum s’écouler dans la veine pendant quelques instants, puis on arrête la perfusion et on ouvre la pince placée sur le tube qui conduit à la capsule manométrique. Après stabilisation de la pression, on demande au malade de ( marquer le pas », c’est-à-dire de marcher sur place pieds nus, en levant les pieds à environ 10 centimètres du sol et à une allure modérée, trois pas pour deux secondes approximativement. La marche doit être souple et aussi naturelle que possible, les mouvements de
AO
l'articulation de la cheville et du genou se faisant normalement ; la jambe ne doit pas rester raide et le malade ne doit pas se déhancher. Une des conditions de réussite du test est que le malade ayant compris ce que l’on lui demande, Caccepte de collaborer », comme le remarque si justement WALKER.
Une quinzaine de pas suffisent pour faire décroître la pression jusqu'à un palier. On demande alors au malade de s'arrêter ; lorsque la pression est remontée à sa valeur de départ, on rétablit aussitôt la perfusion. On répète l’expérience avec un garrot modérément serré appliqué sous le genou. On peut également faire pratiquer une épreuve de VALSALVA avec et sans garrot.
Il est évident que tous les malades, dans l'épreuve de la marche, ne produisent pas un effort de même intensité, et que, par suite, les résultats ne sauraient être comparés. Cependant, la marche à allure modérée représente un exercice musculaire très complet et certainement bien supérieur à ce qui est nécessaire pour amener la pression veineuse à son taux de travail. Quelle que soit la cadence de la marche, nous n’avons pas noté de différences sensibles chez le même sujet. POLLACK et WoopD, qu utilisent un tapis roulant à vitesse variable, ne constatent pas non plus de différence dans la courbe de la pression veineuse selon la rapidité de l'exercice.
On mesure ensuite sur le sujet debout la distance entre le point de ponction et le quatrième espace intercostal. Cette hauteur représente en centimètres d’eau ou, plus exactement, de sang, la pression hydrostatique théorique au point considéré. Nous avons adopté ce repère, conformément aux travaux de Winsor et BurcH. Ces auteurs ont défini l’ « axe phlébostatique » déterminé par l'intersection du plan frontal mené à mi-distance de l’appendice xyphoïde et du dos, et du plan perpendiculaire passant à travers le quatrième espace intercostal près du sternum. Tout plan
PET Re:
horizontal passant par cet axe est le plan phlébostatique pour la position considérée. Ce plan de référence, ou plan « cardiaque », représente le plan du zéro théorique de la pression sanguine.