‹ Recherches sur les Modifications de la Pression Veineuse Ambulatoire chez les Variqueux (Travail de la Clinique Chirurgicale et du Laboratoire de Chirurgie Expérimentale de l’Hôpital Tastet-Girard, Professeur L. Massé.)Chapitre 13 sur 38 · TECHNIQUE ET APPAREILLAGE · texte numérisé non relu

TECHNIQUE ET APPAREILLAGE

Le manomètre à eau est classiquement utilisé pour la mesure de la pression veineuse. Afin d'éviter l'emploi d'un réservoir volumineux et représentant une trop grande inertie, 1l est nécessaire de le mettre en communication directe avec le sang veineux, d’où le besoin de le stériliser pour chaque malade, ce qui est fastidieux. De plus, pour répondre aux pressions du membre inférieur, le manomètre devrait avoir une hauteur de plus de un mètre, ce qui le rendrait trop encombrant. DE CAMP tourne la difficulté, comme nous l'avons vu, en utilisant un manomètre mobile que l’on déplace le long d'une règle graduée, mais cette technique réclame un aide supplémentaire et entraîné, et les mouvements du manomètre perturbent certainement les oscillations de la pression. |

Te manomètre à mercure : est peu et il ne traduit pas non plus les oscillations de la pression, mais il a l'immense avantage d’être pratique. C’est donc lui que nous avons adopté.

Ce manomètre est constitué d’un tube de verre en U, dont la branche la plus courte, plus grosse, Joue le rôle de réservoir ; en regard de la branche la plus haute est fixée une échelle graduée. Un tube de polythène avec embout relie le manomètre à une aiguille de 8 ou 10/10 de mm. de diamètre et introduite dans la veine. L’aiguille est maintenue par un tampon de coton et un morceau de diachylon fixé à la peau. Si le sang reflue dans le tube de polythène, il suffit de faire une anse avec celui-ci, de manière que le

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niveau du sang dans le tube soit lui aussi à la même hauteur que le point de ponction. Pour supprimer cette manœuvre, nous avons par la suite interposé sur le tube de polythène une petite cupule de verre.

L'aiguille, l’'embout et la partie proximale du tube étaient préalablement héparinés avec une solution d’héparine intraveineuse à > % (1).

Malgré cette précaution, il arrivait très fréquemment que le sang coagula dans l'aiguille. Nous avons alors utilisé, lorsque la veine le permettait, une très grosse aiguille à mandrin dans laquelle on pouvait faire passer un cathéter de polythène de 0,5 mm de diamètre intérieur. Une fois le cathéter introduit dans la veine, on retirait l’aiguille et on ajustait le cathéter au tube de polythène. Là encore, malgré l'héparine, la coagulation se produisait souvent ou la veine se collabait.

C'est alors que nous avons adopté la technique de la perfusion intraveineuse de sérum physiologique hépariné à raison de | mg d’héparine/2 cc de sérum. Le tube de la perfusion se rend à un raccord métallique en T, dont une branche communique avec l'aiguille par un embout de caoutchouc et dont l’autre branche est reliée au manomètre par un tube de polythène avec cupule. Deux pinces de Mors sont placées respectivement sur chaque tube et permettent de mettre la veine en communication avec le flacon de perfusion ou avec le manomètre.

Cette technique nous a donné des résultats satisfaisants. Toutefois, il restait difficile de préciser dans l'épreuve de la marche le moment exact où la pression cessait de diminuer et le moment où elle cessait de croître et, par suite, on ne pouvait mesurer correctement les temps de chute et de retour. On ne pouvait se rendre compte non plus de l’am-

INVRE (1) Nous remercions les Laboratoires Fournier frères qui nous ont offert gracieusement une partie de |’ héparine nécessaire à nos expériences.

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Diésographe

plitude des oscillations à chaque pas, quand elles existaient. Enfin, on ne pouvait espérer une précision supérieure au millimètre de mercure.

C'est pourquoi nous avons recherché un appareil qui puisse enregistrer les variations de pression avec précision et en fonction du temps.

Nous avons adopté |’ « électro-piézographe universel » à plume, système YŸ. TAJAN (breveté S.G.D.G.) (1) que nous avons donc utilisé en phlébopiézographe. Cet appareil a pour but de transformer une variation de pression en une variation de courant électrique qu'il est facile de recueillir et de mesurer. Deux parties sont à considérer dans cet appareil : le « capteur » et le « traducteur ». Le capteur, élément sensible, comporte essentiellement une capacité variable, dont la variation est commandée par celle d’une membrane déformable, à l’intérieur d'une capsule manométrique en rapport avec la pression à mesurer. Le traducteur, qui joue également le rôle d'amplificateur, est

(1) Nous ne saurons trop remercier son constructeur, M. Y. Tajan, d'avoir bien voulu adapter cet appareil, spécialement pour nous à la mesure de la pression veineuse ambulatoire, et d’avoir consacré une grande partie de son temps à collaborer à nos travaux.

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