RÔLE DE L'ASPIRATION THORACIQUE
Il règne dans le thorax une pression négative (vide pleural) qui distend constamment les parois du cœur et des gros vaisseaux, et plus particulièrement des oreillettes et des grosses veines. Or, la dépression intra-thoracique s'exagère pendant l'inspiration, au moment de l’ampliation de la poitrine, et diminue au contraire pendant l'expiration. L'appel du sang veineux dans le thorax suit des variations parallèles.
Mais ces variations de pression dans l'oreillette droite et les veines caves n'ont guère de retentissement sur la pression veineuse périphérique du fait de l’inertie de la colonne sanguine. On peut toutefois les mettre en évidence par des mouvements respiratoires forcés : épreuves de l'hyperpnée, de VALSALVA et de MULLER. Si tous les auteurs sont d'accord pour reconnaître que l'inspiration diminue la pression veineuse au membre inférieur et que l'expiration l'exagère, les avis sont partagés en ce qui concerne le membre supérieur. Pour Knut LIEDHOLM, la moitié des individus présenteraient une réaction paradoxale inverse au niveau des veines du bras.
L'épreuve de VALSALVA, en position couchée, entraîne une augmentation de la pression veineuse d'environ 29 cm d'eau. Elle n'a pas été fréquemment utilisée en position debout, la pression étant prise au membre inférieur ; dans cette position, elle donnerait, pour VAINO SEIRO, une augmentation de l’ordre de 10 à 15 cm d’eau en moyenne chez