SOLIDES
ICM
inorganiq.
EAU
5e jour
Ier cas. . . <
3e cas
4e cas. . . . <
6e cas. . . .
7e cas. . . .
io3,o
8e cas (c).
8io,3
ioo,5
9e cas (d).
(A) La diversité des chiffres contenus dans ces quatre tableaux a été suffisamment expliquée dans les pages précédentes.
(a) Ce malade a présenté, dès le début delà fièvre typhoïde, les symptômes d’une bronchite très intense.
(b) Cette cinquième saignée est pratiquée pendant la convalescence ; le malade depuis quelques jours prend des potages.
(cl Complication de péritonite tuberculeuse. ;
(d) Avant l’invasion de la fièvre typhoïde la malade avait été soumise pendant trois mois a des souffrances morales et a des privations physiques très intenses.
(e) La maladie avait considérablement cédé.
ta
DATE
de
l’invasion
FIBRINE
DU SÉBUM
EAU
organiques
inorganiq.
10e cas (f)
9e jour
t te cas. .
ta* cas. .
ro
i3e cas . .
14e cas. .
13e cas . . ’
17e cas (g)
cS
18e cas. .
19e cas (h)
20e cas (i)<
4 Ci)-
(f) Complication de chlorose.
(g) Le malade était d'une constitution faible et délicate et soumis depuis dix jours à une diète absolue.
(b) Douze jours do dicte avant d'entrer à l’hôpUal.
(i) Avant l’invasion de la fièvre typhoïde, ce malade avait été épuisé par uno fièvre tierce de trois mois de durée. En outre, avant la première saignée, rapportée dan ce tableau, il avait déjà été saigné dans l’intervalle des accès de la fièvre intermittente.
(j) Quand cette quatrième saignée fut pratiquée , lo malade était guéri de In fièvre typhoïde , il avait de vastes lacères au sacrum.
§ IV. — Du sang rlans les fièvres éruptives. — Sous ce titre nous allons donner les résultats de l’analyse Ann. de Chim. et de Phys., t. i.vxv. (Novembre 1840. ) H)
du sang dans deux cas de scarlatine , sept cas de rougeole, cinq cas de variole et deux cas de varioloïde.
Dans ces cas divers les résultats que nous avons obtenus ont marché dans le même sens que ceux auxquels nous a conduits l’examen du sang dans les fièvres continues dont il a été question dans les paragraphes précédents.
Dans aucun de ces seize cas de fièvres éruptives, la fibrine n’a augmenté de quantité d’une manière notable. Son chiffre le plus élevé, et encore ne F a-t-elle offerl qu’une seule fois, a été 4->4\ jamais, par conséquent, dans ces maladies , le sang n’a présenté le caractère du sang des plilegmasies, cela n’a pas eu lieu même dans la variole. D’un autre côté, la fibrine n’est jamais descendue aussi bas que dans la fièvre typhoïde. Son chiffre inférieur a été 1,1, encore ne s’est-il montré qu’une seule fois; la fibrine s’est maintenue dans tous les autres cas entre les chiffres 3,5 et 2.
Les globules ont offert cette circonstance remarquable que dans plusieurs cas ils ont éprouvé, comme dans d’autres pyrexies, une grande augmentation ; mais , chose singulière, cela n’a eu lieu que dans la scarlatine, dans la majorité des cas de rougeole , et jamais au contraire dans les cas de variole et de varioloïde.
Entrons maintenant dans quelques détails :
I. Du sang dans la 'variole et dans la varioloïde. — Nous avons examiné le sang chez sept malades, atteints de ces pyrexies, et dans quatorze saignées.
Sur ces sept malades , cinq avaient la variole, et deux la varioloïde.
Chez les cinq malades atteints de variole l’éruption était confluente; chez l’un d’eux beaucoup de pustules se remplirent de sang au lieu de pus. L’un d’eux, entré «à l’hôpital
pour une simple sciatique ,* fut saigné avant que l'on pùt soupçonner qu’il était dans la période d’incubation de la variole. Son sang n’offrit alors autre chose de remarquable qu’un ch i dre assez bas pour les globules (x i4,3), la fibrine donnant 3. Au bout d’une douzaine de jours apparut la fièvre d invasion de la variole-, une seconde saignée fut pratiquée pendant sa durée, et deux autres le furent ensuite le troisième et le sixième jour de l’éruption. Dans ces trois saignées la quantité de la fibrine resta à peu près ce qu elle avait été dans la première; les globules allèrent toujours en décroissant, sans avoir paru être influencés par la maladie.
Dans les quatre autres cas de variole nous trouvons à noter ce qui suit :
Une première saignée, faite encore pendant la fièvre d’invasion, donna 4? 4 en fibrine; et deux autres saignées faites, chez le même sujet, l’une au commencement de l’éruption, et l’autre à l’époque de la suppuration des pustules, ne donnèrent plus autant de fibrine, 2,9 et 3,2 au lieu de 4>4- Dans ces trois saignées, les globules ne semblèrent pas être plus influencés par la maladie que dans le cas précédent, et ils donnèrent successivement 120,6, 110,2, 94,6.
Deux autres individus sont saignés chacun deux fois au fort de l’éruption ; les globules sont dans ces quatre saignées à létat normal, variant de 127,9 à 1 24,4* Dans toutes quatre la fibrine augmente sensiblement d’une saignée à l 'autre, différen te d’ailleurs quant à sa quanti té dans les deux cas. Dans l’un, en effet, elle s’élève de 1,1 à 2, dans l’autre de 2,6 à 3,5. Enfin, chez un cinquième malade, celui qui eut la variole hémorragique et qui fut saigné vers le cinquième jour de l’éruption , nous trouvâmes 2,9 en fi-
brine et seulement 98,8 en globules. Ce chiffre assez bas des globules fut-il le résultat des hémorragies dont les innombrables pustules qui recouvraient la peau étaient devenues le siège?
Ainsi, dans ces cinq cas de varioles très confluentes, les globules n’offrent rien de particulier sous le rapport de leur nombre, excepté dans le dernier cas, où ils sontdiuiinués, et ce cas est tout spécial ; quant à la fibrine, elle est remarquable par la grande inégalité de son chiffre : plusieurs fois nous la voyons, comme dans les phlegmasies, augmenter après une première saignée ; mais cette augmentation est faible et la fibrine n’atteint pas le chiffre qui appartient à l’inflammation. Toutefois on peut se demander si , toute minime que fût cette élévation de fibrine, elle ne commençait pas à réfléchir dans le sang le travail phlegmasiquc dont la peau était le siège. Remarquons en effet que , dans les autres pyrexies, nous n’avons pas vu ainsi la fibrine croître d’une saignée à une autre 5 c’est là un des caractères du sang des phlegmasies aiguës, cl si ce caractère 11e se marque pas davantage, cela dépend sans doute de ce que la phlegmasie cutanée n’est elle-même ici qu’un des éléments d’une maladie plus générale, dont le sang reçoit ses modifications. C’est ainsi que, dans la fièvre typhoïde, l’inflammation des follicules intestinaux ne semble pas non plus exercer d’influence sur la fibrine , qui diminue malgré son existence.
tableau
Du rapport proportionnel des différents principes du sang dans
cinq cas de variole.
FIBRINE
EAU
organiques.
inorgauiq.
to3,5
1e1' cas (a). <
2e cas (b). ^
ioo,3
OC
WJ
3r cas (c).
4e cas (d). ,
5e cas (e)
(a) lT* saigné
e pendant la lièvre d’invasion ; 2
au début de l’éruption , 3"
vers le milieu
de l’éruption.
(b) 1" saignée quelques jours avant le début de la maladie ;
2* pendant la (lèvre d’inva-
sion ; S' au troisième jour de l’éruption; 4' au sixième jour de l’éruption.
(c) l'° saignée au début de l’éruption ; 2" pendant la suppuration.
(d) Les deux saignées faites pendant le fort de l’éruption.
(o) Variole hémorragique ; saignée pendant le fort de l’éruption.
Dans les deux cas de varioloïde deux saignées furent pratiquées, l’une le deuxième, et l’autre vers le quatrième jour de l’éruption 5 le sang dans ces deux ras offrit à peu près la proportion normale de ses principes.
TABLEAU
Du rapport proportionnel des différents principes du sang dans deux cas de varioloïde.
OO
FIBRINE
organiques.
inorganiq.
EAU
Ier cas (a).
2e cas (b) .
tv
(a) Saignée pratiquée le troisième jour de l’éruption.
(b) Saignée pratiquée le deuxième jour de l'éruption.
II. Du sang dans la rougeole. — Nous avons examiné le sang clans cette pyrexie chez sept malades et dans neuf saignées.
Ce sang a été remarquable par les circonstances suivantes. La fibri ne s’est maintenue constamment dans les limites de sa quantité normale, ou un peu au-dessous, variant entre 2,6 et 3,6. Les globules ont présenté dans quatre cas sur sept une augmentation notable représentée par les chiffres 146,9, i4o,6, 137,0 et 137,1.
Dans un cinquième cas les globules offrirent à peu près leur quantité moyenne, 1 23,9.
Enfin, dans les sixième et septième cas, les globules donnèrent un chiffre plus bas, 1x8,6, 116,1. L’individu qui présenta ce dernier chiffre venait de subir un licitement poui^es bubons vénériens. Les malades qui donnèrent 1 46,6 , 140,9, x 37,5 , i3y,i, et celui qui en présenta 123,9, furent saignés du iel au 3me jour: le malade qui n’eut que 1 16, 1 , ne fut saigné qu’à la fin du quatrième jour. Ainsi donc nous trouvons toujours que le
chiffre des globules est d’autant moins considérable , que nous les observons à une époque plus éloignée du début de l’affection.
L individu qui n’eut que 1 18,6 en globules semble , à la vérité, faire une exception à ce principe, car il fut saigné vers le deuxième jour de l’éruption 5 mais il existait ici des circonstances toutes particulières: c’était en effet une jeune femme qui, par suite d’une menstruation trop abondante, offrait un commencement très marqué d’anémie , de sorte que pour elle et pour son aspect extérieur le chiffre 1 1 8,6 en globules était plutôt trop considérable ; il faut ajouter que très peu de temps avant l’invasion de la rougeole, cette femme avait subi presque coup sur coup deux saignées qu’on avait opposées, avant son entrée à l'hôpital , cà quelques signes de phlogose utérine. A la suite de la rougeole, cette malade continua h tousser, et elle finit par présenter des signes évidents d’un commencement de tuberculisation pulmonaire; nous la fîmes alors saigner de nouveau, et bien qu’elle prît habituellement assez d’aliments, nous ne trouvâmes plus dans son sang que 92, 5 en globules ; la fibrine au contraire était montée de 2,4 à 3, 1 . Ce fait confirme ceux que nous avons cités en traitant de l’état du sang dans les tubercules pulmonaires : augmentation delà fibrine et décroissement des globules.
TABLEAU
Du rapport proportionnel des différents principes du sang dans sept cas de rougeole.
(a) La malade avait été saignée en ville le premier jour de l’éruption.
(b) Saignée pratiquée deux jours après la disparition de la rougeole.
(c) Pour que ce lait ne soit pas mal interprété, il faut relire l’explication qui en a été donnée dans les lignes qui précédent le tableau.
(d) Cette deuxième saignéo est pratiquée après la disparition de la rougeole. 11 existe dos signes évidents de phthisie pulmonaire.
(c) Le malado avait des bubons vénériens et avait supporté un traitement.
III. Du sang dans la scarlatine. — Nous avons examiné ce sang chez deux malades et dans deux saignées.
Dans ces deux cas de scarlatine nous avons vu se reproduire le même fait constaté par nous dans d’autres pyrexies, savoir, le maintien de la fibrine à sa quantité 1 normale , et en même temps un chiffre élevé des globules. Dans ees deux cas la saignée fut faite vers le deuxième jour de 1 éruption : dans l’un la lièvre d invasion fut marquée par des vertiges très forts et un léger embarras de la
SAIGNÉES