‹ Recherches sur les modifications de proportion de quelques principes du sang, fibrine, globules, matériaux solides du sérum, et eau, dans les maladiesChapitre 19 sur 21 · GO · texte numérisé non relu

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ooPi.

Angles calculés.

/ : / par derrière = 120e

P ; o = ia5° 33'

L’accord entre les valeurs observées et les valeurs calculées est tel , que l’isomorphisme 11c saurait être douteux.

Construction des aiguilles aimantées destinées aux expériences du magnétisme par rotation ;

Par M. R. BOETTGER .

( Annalen de.r Physik, tome L, page 35.)

On sait que dans ces expériences les aiguilles ordinaires ont de la peine à se mouvoir, à cause de l’influence du magnétisme terrestre. Les aiguilles asiatiques , qui n’ont qu’une faible polarité prédominante à cause de leur faible magnétisme, ne peuvent guère non plus être employées. Il faudrait donc pouvoir construire une aiguille qui fût le plus possible indifférente au magnétisme terrestre, et en même temps très fortement magnétique. On se procure facilement une aiguille pareille en aimantant les deux extrémités du même magnétisme nord ou sud, ce que l’on peut obtenir, comme l’on sait, en plaçant un instant le milieu de l’aiguille sur l’un des pôles d’un aimant très fort (portant 5o à 60 livres). Mais comme la préparation d une aiguille par cette méthode ne réussit pas toujours, du moins de telle manière que les deux bouts soient également polarisés nord ou sud, on y parvient plus aisément en se servant d’une spirale électro-magnétique plate; on place 1 aiguille dessus , puis on fait passer dans la spirale un courant hydro-électrique énergique. Par ce moyen on sait que l’on obtient (après avoir fait passer le coulant du centre à la circonférence ou l’inverse) une aiguille dont les deux bouts sont polarisés fortement etéga-

lement ou nord ou sud. Une aiguille aimantée ainsi préparée est excellente pour les expériences du disque d’Arago-, elle suit instantanément le mouvement de la plaque tournante, même lorsque celle-ci est coupée et ne forme pas un tout continu : seulement elle tourne alors moins vite , mais ne revient pas en arrière , et de plus elle acquiert dans son mouvement une rapidité que ne prend que très lentement l’aiguille ordinaire d’un plateau découpé.

M. Bœttger a reconnu de plus qu’aucune aiguille aimantée , même celle de le Bailli et l’aiguille astatique, n’est aussi sensible que celle que nous venons de décrire pour découvrir de très faibles traces de magnétisme, par exemple dans les minéraux, les sels, ou les terres, etc. (i). C’est pour cela qu'il la recommande surtout aux minéralogistes.

Peut-être que cette aiguille, munie d’un multiplicateur convenablement construit, sera reconnue comme plus propre encore que l’aiguille astatique aux recherches électro-magnétiques délicates.

(1) L’auteur possède un gros morceau de platine natif de l’Oural, qui est si peu polaire , à cause d’une quantité très faible, d’oxidule de fer, qu’une aiguille ordinaire l’accuse à peine, tandis qu’une aiguille à pôle de meme nom le démontre très nettement.

Sur un développement d’électricité dans le jet de vapeur d’une chaudière ;

Par M. ARMSTRONG.

(Extrait d’une lettre à M. Faraday. )

A sept milles, nord-est, de Newcastle- sur-Tvne , dans la paroisse de Seghill, il y a une machine à vapeur à haute pression, delà force de 28 chevaux, pour le service de la houillère Cramlington. Chaque chaudière a une soupape de sûreté, placée au-dessus d’un court cylindre , terminé à chaque extrémité par un anneau plat; l’anneau infé rieur est boulonné sur la chaudière, et pour en rendre le contact étanche, on y a interposé un enduit étoupé, formé de litharge et d’huile de graines de lin. Sur 1 anneau supérieur repose la soupape de sûreté, qui pèse 35 livres par pouce carré. Vers la lin du mois de septembre, il se fit une fissure dans l’épaisseur de l’enduit, au travers de laquelle la vapeur s’échappa. Le 29 du même mois, le mécanicien W. Patterson touchait d’une main le levier de la soupape, au moment que la vapeur projetée atteignait l’autre : il sentit des picotements tous particuliers dont il ne se rendit pas compte. Le 2 et le 3 octobre suivant, le même effet s’étant reproduit avec plus de force, il y porta son attention et voulut en connaître la cause. Observant tout ce qui se passait à chacun de ses mouvements, il vit que lorsqu’il approchait doucement le doigt du levier delà soupape, pendant que l’autre main recevait le jet de vapeur, il en sortait une étincelle. Celte

observation étant faite, elle fut constatée vingt fois de suite et elle le fut par tous les témoins qui voulurent tirer l’étincelle eux-mêmes. Cet effet se reproduisait quelque lût le point de la chaudière qu’on touchât du doigt, si en même temps on recevait le jet de vapeur sur une autre partie du corps.

La nouvelle de ce fait fut bientôt répandue et plusieurs personnes s’empressèrent de répéter l’expérience primitive d’abord , puis d’en faire de nouvelles avec des instruments propres à manifester la tension électrique. Voici les résultats qu’on tire des lettres imprimées dans le Philosophical Magazine du mois de novembre, l’une écrite par M. Pattinson, et les autres par M. Armsti'ong.

i°. La chaudière, reposant sur un massif de briques très sèches, se trouve quelque peu isolée;

2°. Si la chaudière est propre, si elle est nettoyée des incrustations salines, et qu’on emploie l’eau de pluie, la vapeur qui en sort ne manifeste aucune action électrique;

3°. Si l’on emploie de l'eau ordinaire, contenant des sels en dissolution, la vapeur ne donne pas d’abord de signe électrique;

4°. Par suite du travail continu et de la production de la vapeur, il se forme un dépôt qui s’attache à la paroi de la chaudière; la vapeur commence alors à donner des signes électriques et ces signes augmentent avec P épaisseur de la couche saline : la vapeur est positive et la chaudière négative;

5°. Avec une chaudière ayant une pression plus faible, la tension électrique est moindre;

6°. Pendant l’expérience, si l’on augmente la pression, la tension diminue pour un moment.

Observations sur le fait précédent ;

Par M. PELTIER.

Mes recherches expérimentales et météorologiques m’ayant fait étudier les circonstances qui donnent de l’électricité aux vapeurs, je puis ajouter quelques faits propres à donner l’explication du phénomène de Cramlington.

Lorsqu’on fait rougir un morceau de platine épais, légèrement ambouti et qu’on verse de l’eau dessus, on connait une partie des phénomènes qui ont lieu; aussi ne ferai-je que les indiquer, quoique la véritable explication de ces mouvements n’ait pas encore été donnée, suivant moi. Je me réserve de revenir sur ce sujet une autre fois.

Si le fond , sur lequel repose la goutte d’eau, est plat ou très peu ambouti , elle prend la figure d’une ellipse , comme l’a très bien observé M. Auguste Laurent {Annales de Chimie etde Physique j, t. LXII, p. 327). Cette ellipse revenant sur elle-même, il s’en forme une autre qui lui est perpendiculaire : celle-ei se déprimant à son tour, la première reparaît, et ainsi de suite. Après quelques instants l’élongation des ellipses diminue; mais alors elles se multiplient : il s’en forme à 4^ degrés des premières , ce qui en fait quatre , marchant deux tà deux. La température diminuant, les saillies s’affaiblissent; un plus giand nombre surgissent, mais petites, ne possédant plus de mouvements réguliers et successifs. Ces mouvements tumultueux se résolvent en un mouvement giratoire qui

a son axe vertical et autour duquel on voit une couronne crénelée, restes des élongations ellipsoïdales qui s éteignent. Un peu plus tard ce mouvement diminue de vitesse, puis il s’arrête, et la goutte parait en repos et reflète vivement la lumière. La forme des mouvements d ensemble de ces élongations est en partie produite par les résistances extérieures , dépendantes elles-mêmes de la courbure du creuset et de la grosseur de la goutte projetée.

En examinant la goutte d’eau avec une loupe pendant la rotation, on voit qu’il y a dans l’intérieur des mouvements de plusieurs espèces. Lorsque la rotation s’arrête, il y a une seconde d’incertitude dans la résultante qui doit naître des mouvements intérieurs; il se produit ensuite une autre rotation dont l’axe est horizontal et qui laisse la superficie parfaitement unie. Ce mouvement d'ensemble dure peu; plusieurs autres s’établissent dans l’intérieur, on les voit se heurter, s’imprimer des sens différents, se coordonner encore pour se rediviser ensuite. Enfin le mouvement se ralentit: la goutte, qui jusque-là était restée globulisée et n’avait pas mouillé le platine, s'aplatit, le mouille, et se vaporise tout à la fois, sans

distillée et d’un creuset propre.

Au lieu d’eau pure, si l’on met une dissolution peu saturée de sel marin , l’effet sera le même la première fois ; mais le sel, abandonné par l’eau, formant une couche légère sur le platine, est repris par 1 eau de l'expérience suivante : il rend cette eau plus saturée, et, lorsque la goutte est diminuée des deux tiers, elle est devenue presque opaque, on voit une multitude de petits corps nager dans l’intérieur, et bientôt après on entend quelques dé-

crépitations accompagnées de projections salines. A ce moment l’aiguille de l’électromètre indique une tension négative. Si le platine s’est assez refroidi pour permettre le mouillage, la décrépitation cesse, la goutte s’étend et elle est sur-le-cliamp transformée en vapeur 5 F électricité qui venait d’ètre développée pendant la décrépitation, au lieu d’ètre doublée par cette subite vaporisation , disparaît avec la vapeur qui l’entraîne. La couche saline étant augmentée , l’effet , à la troisième expérience , est plus grand; la décrépitation y est plus forte, et l’aiguille est projetée au loin. Ainsi, avant et après la décrépitation, il n’y a pas d’électricité produite; 1 instrument reste muet, quelle que soit la quantité de vapeur produite.

D après l’observation précédente , il était naturel de penser que le sel, remplaçant l’eau salée produirait le même efiêl ; c’est ce que l’expérience a confirmé. Le chlorure de sodium décrépitant sans fusion aqueuse, l’eau interposée joue le rôle de dissolution saturée et fait marcher l’aiguille de l’électromètre. Si c’est un sel contenant de 1’ eau de cristallisation, comme le nitrate d’ammoniaque si facile à décomposer, il y a d’abord la fusion aqueuse , une grande évaporation sans produire d’électricité, puis enfin arrive la décrépitation, et l’aiguille est fortement projetée par l’électricité négative.

C’est donc au moment de la séparation des molécules d’eau combinées que l’électricité est produite , c’est au moment qu’une décomposition chimique a lieu et non pendant la séparation de l’eau surabondante. On voit facilement l’application de ces expériences au fait de Cramlington : on sait, d’après les relations, qu’il a fallu une eau saturée au point d’avoir un dépôt formé sur la paroi de Ja chaudière, qu’il faut une haute température , puisque

la machine est à haute pression ; que l’électricité croît avec le dépôt et qu’elle varie avec la température.

Ce phénomène ne paraissant que lorsqu’il y a une couche saline déposée, et sa tension augmentant avec l’épaisseur de cette couche, il pourra faire connaître le degré d’incrustation des parois intérieures et les variations subites de température.

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Note sur un nouvel élémetit thermo-électrique ;

Par M. POGGENDORFF.

( Annales de P oggendorff, tome L, page 25o. )

On construit ordinairement les éléments thermo-électriques qui doivent être exposés à une haute température avec du fer et du platine, et c’est en effet la combinaison la plus convenable pour les températures excessivement élevées. Pour des températures moyennement élevées, on peut employer une autre combinaison qui présente un premier avantage, celui d’être moins chère j cette combinaison est formée de fer et d’argentan (packfong). M. Seebeck a montré que l’argentan est un corps très positif dans la série thermo-électrique, il suit immédiatement le bismuth et le nickel, et il précède le platine. Un élément argentan et fer a par conséquent une force électromotrice plus forte que l’élément platine et fer, et en effet il donne pour une même différence de température un courant notablement plus fort, comme je m’en suis assuré avec l’instrument connu sous le nom de galvanomètre différentiel.

Application aux besoins de la gravure des procédés de dorage par la voie humide.

( Extrait d’une Lettre de M le professeur de la Rive à M. Dumas.)

Un graveur de notre ville, M. Hammann, vient de faire une jolie application de mon procédé de dorage à la gravure à l’eau forte. Il a doré, au lieu de la recouvrir de cire , la plaque de cuivre destinée à recevoir la gravure à l’eau forte, puis il a tracé sur la surface de cette plaque les traits de son dessin , en enlevant l or partout où passait sa pointe. Il a ensuite étendu l’eau forte qui a attaqué et corrodé le cuivre partout où il avait été mis à nu. Je vous envoie un échantillon d’une gravure faite par ce procédé; si vous trouvez qu’il en vaille la peine , veuillez avoir la bonté de le mettre sous les yeux de l’Académie. Ce procédé paraît présenter sur* le procédé dans lequel on emploie la cire quelques avantages. D’abord l’enduit d’or étant permanent, on peut corriger la planche, si la première épreuve indique qu’il y a des défauts; dans l’autre procédé la cire une fois enlevée, il devient bien difficile de faire des corrections. De plus les traits qu’on peut tracer sur 1 enduit d’or sont beaucoup plus fins et plus déliés que ceux qu’on trouve sur l’enduit de cire, ce qui tient à la dorure. Il parait que la dorure avec le mercure, outre qu elle est beaucoup plus chère, ne présente point les mêmes avantages et ne se prête point avec la même facilité à cette application.

Expérience comparative faite sur un électro-aimant creux et sur un électro-aimant plein de memes dimensions ;

Par M. C.-H. PFAFF DE KIEL.

( Annales de P oçgendorff, tome L, page 636.)

Baumgartner rapporte clans sa nouvelle édition de Physique (Vienne, 1839) une expérience dans lacpcelle un barreau aimanté creux aurait porté un poids beaucoup plus considérable qu’un barreau plein de dimensions toutà-fait pareilles, mais d’une masse beaucoup plus considérable , les deux barreaux ayant été aimantés de la même manière. J’ai été curieux de savoir si ce fait remarquable, en supposant qu’il soit constaté par des expériences exactes, se présentait également dans les électro-aimants. J’ai fait faire deux électro-aimants en fer aussi doux que possible , de dimensions tout-à-faitsemblables , maisl’un plein , l’autre creux : tous deux ont été enroulés par le même tîl de cuivre, faisant le même nombre de tours et disposé, autant que possible, de la même manière. L’aimant plein pesait, en y comprenant le lil de cuivre, 4^ j onces ; l’aimant creux 24 onces. On les a mis successivement sous l’influence du courant produit par un élément simple de tension sensiblement constante; et, pour rendre les circonstances aussi semblables que possible, on faisai t successivement une expérience sur le prem ier, puis sur le second, on revenait au premier, etc. , etc. L’aimant solide porta 20I|V’, l’aimant creux seulement ioI,v*. Ainsi leur force était sensiblement proportionnelle à la masse. On afait entrer ensuite de force une tige de fer dans la cavité de l’aimant creux, mais cela ne changea en rien sa première force.

Si 1 observation de Baumgartner estexacte, il est probable qu’elle ne doit s’appliquer qu’à un certain rapport entre l’épaisseur de la paroi pleine et le diamètre de l’espace vide. Il est très probable en effet qu’il existe une épaisseur au-delà de laquelle ne peut plus s’étendre le pouvoir magnétique , soit d’un courant électrique, soit de l’aimant ordinaire.

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