‹ Recherches sur les modifications de proportion de quelques principes du sang, fibrine, globules, matériaux solides du sérum, et eau, dans les maladiesChapitre 5 sur 21 · SOI · texte numérisé non relu

SOI

2e cas . . .

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(a) Lorsquo cette cinquième saignée fut pratiquée , la convalescence durait depuis quinze jours, et le malade était nourri abondamment ; ce qui explique l’augmentation des globules.

Quant aux matériaux solides du sérum, ils n’ont présenté dans tous les cas de rhumatisme aigu aucune modification bien notable. L’eau de la première saignée a été souvent assez abondante, ce qui était en rapport avec le chiffre généralement assez bas des globules.

TABLEAU

du rapport proportionnel des différents principes du sang dans quatorze cas de rhumatisme articulaire aigu.

DATE

de

FIBRINE

EAU

l’invasion.

organiques

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3e jour

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8e cas. . . .

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(a) Celle saignée fut pratiquée pendant la convalescence. Les douleurs avaient comrtlclemcnl disparu.

(b) Cette deuxième saignée tut pratiquée lorsque la fièvre avait complètement disparu , et qu’il ne restait plus que quelques douleurs légères.

(c) Cette troisième saignée fut pratiquée dans une rechute

(d) La fièvre, et les douleurs persistent.

(e) La fièvre et les douleurs ont toujours persisté.

(f) Constitution remarquablement forte. .

(Suite.)

Saignées.

DATE

do

l’invasion.

FIBRINE

EAU

organiques

inorganiq.

8e jour

9e cas. . ^

10e cas . . (

1 1 e cas . .

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14e cas . .

(g) Les symptômes commençaient à s'amender quand cette quatrième saignée fut pratiquée. A la cinquième iis étaient encore moins imtenses. Daps la convalescence le malade resta longtemps faible.

(h) Lorsque cette quatrième saignée fut pratiquée les douleurs occupaient presque toutes les articulations , dont plusieurs étaient gonflées. Aux deux saignées suivantes les douteurs avaient diminué, mais la fièvre persistait.

(i) La malade , âgée de seize ans, présentait des signes de chlorose commençante et une chorée très caractérisée. Nous n’avons trouvé chez aucun ajitro malade atteint de rhumatisme un aussi grand abaissement du chiffre des globules. L’influence de la chlorose se joignait ici à celle de la diète et des saignées.

Rhumatisme articulaire subaigu et chronique. — Nous avons examiné le sang chez dix malades atteints de cette forme de rhumatisme; chez aucun il n’y avait de fièvre, ou elle était très légère.

Chez ceux de ces dix malades dont le rhumatisme était encore à l’état subaigu, soit que cette forme eût été primitive, soit qu’elle eût succédé h la forme aiguë, la fi-

brine n avait plus le chiffre élevé qu’elle avait eu dans le rhumatisme fébrile 5 mais elle se tenait encore au-dessus de sa moyenne , oscillant entre 4 ou 5 , et généralement plus près du second chilfre que du premier.

Enfin , chez ceux dont le rhumatisme affecta une forme tout-à-fait chronique, cette nouvelle condition de la maladie se marqua dans le sang par un retour complet de la fibrine à sa quantité normale.

Quant aux globules, ils pi'ésentèrent , dans les deux formes subaiguë et chronique du rhumatisme, d’assez nombreuses variétés, tantôt restant dans les limites de leur état physiologique, tantôt diminuant, et cette diminution pouvant s’expliquer soit par l’influence d’émissions sanguines antécédentes , soit, dans quelques cas, par l’existence d’un état anémique ou chlorotique, soit dans un autre cas par la coïncidence d’une cachexie saturnine, qui se traduit dans le sang, comme nous le verrons plus bas, par la diminution des globules. Dans un seul de ces cas les globules s’élevèrent au chiffre ti’ès haut de 1 54,3 , sans que l’individu qui l’offrit, âgé de vingt ans, nous présentât autre chose de particulier qu’une grande force de constitution. C’était là un de ces cas qui rentrent dans ceux dont nous avons parlé dans nos considérations préliminaires, et dans lesquels la grande abondance des globules , étrangère à la maladie , est en rapport avec la nature de la constitution individuelle.

Ainsi, à mesure que le rhumatisme s’éloigne de son état aigu , le sang perd de plus en plus tout caractère spécial , la fibrine revenant à sa quantité physiologique, et les variétés de proportion des globules, des matériaux solides du sérum, et de l’eau, dépendant de circonstances en dehors de la maladie elle-même.

TABLEAU

Du rapport proportionnel des différents principes du sang dans dix cas de rhumatisme subaigu et chronique.

MATÉRIAUX SOUDES

Saignées.

FI Bit INES .

EAU

organiques

inorganiq.

Ier cas . . .

2e cas (a).

3e cas (b).

4e cas (c).

5e cas (d).

6e cas. . . .

8e cas. . . .

9e cas. . . .

10e cas. . . .

(a) Broyeur de couleurs affaibli par l’influence longtemps prolongée du plomb.

(b) Cette malade avait été récemment saignée six fois et avait supporté 200 sangsues dans l'espace de peu de jours pour un rhumatisme aigu. Son rhumatisme avait reparu à l’état subaigu quand la saignée ne donna que 89 en globules.

(c) Deux saignées avant son entrée à l’hôpital.

(d) Complication de chlorose peu avancée.

Article ir. — Pneumonie. — Nos recherches sur l’état du saug dans cette maladie ont porté sur vingt malades et sur cinquante-deux saignées. Dans tous ces cas, sans exception , nous avons trouvé la iihrine augmentée 5 son chiffre le pins élevé a été 10, 5, et son chiffre le plus bas a été 4i comme dans le rhumatisme; la quantité moyenne de fibrine a oscillé entre 7 et 8.

Nous avons rencontré trois fois le chiffre 4 en fibrine, sept fois le chiffre 5, sept fois aussi le chiffre 6, onze fois le chiffre 7, treize fois le chiffre 8, neuf fois le chiffre 9, deux fois enfin le chiffre 10. On voit par ce

résumé à quel point considérable la fibrine peut s'accroître dans la pneumonie aiguë. Ce n'est point exceptionnellement que l’on rencontre les chiffres 6, 7, 8,9; on les trouve au contraire dans le plus grand nombre de cas. On voit de plus que le rhumatisme articulaire aigu et la pneumonie nous ont présenté le même maximum et le même minimum de fibrine; mais dans les intermédiaires, nous trouvons pour la pneumonie un plus grand nombre de chiffres de fibrine très élevés que pour le rhumatisme : de telle sorte qu'en prenant un nombre égal de ces deux maladies, on arriverait à ce résultat, que la pneumonie a produit une plus forte somme de fibrine que le rhumatisme.

Du reste, dans la pneumonie comme dans le rhumatisme, la fibrine croit avec lintensité de la maladie et décroît avec elle, et ce n’est pas le nombre de jours qui décide de l’élévation ou de rabaissement du chiffre de ce principe.

Le tableau suivant montre de quelle manière, dans chaque cas particulier, la fibrine a augmenté ou diminué à mesure que la pneumonie parcourait ses périodes, et que les saignées étaient répétées.

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