‹ Recherches sur les monnaies des Comtes de HainautChapitre 110 sur 182 · MONNAIES MUETTES OU SEMI-MUETTES · texte numérisé non relu

MONNAIES MUETTES OU SEMI-MUETTES

(Voir page 25 du tome Ier.)

N° 4*. Nous avons acquis un exemplaire de ce petit denier de cuivre blanchi. C'est évidemment une pièce fausse.

N° 7*. Variété avec la croix beaucoup plus petite.

— Autre avec un bâtiment plus grand et d'une gravure plus grossière.

A., ébréchée.

(:) Ces pages étaient déjà chez l’imprimeur lorsque nous reçümes de notre honorable collègue, M. B. de Kochne , de nouvelles observations en faveur de son attribution du denier Rainnadus, à Rainier V (*). L’argument le plus fort que nous oppose M. de Koehne, c’est que le denier en question paraît appartenir à un système monétaire différent de celui qu’a employé Brunon, archevêque de Cologne et suzerain de Renaud. Il est, dit-il, un peu plus petit et plus mince que les deniers de Brunon. Nous regrettons que M. de Koehne ne nous ait pas indiqué le poids de l’une et de l’autre de ces pièces.

Il aurait pu ajouter encore que notre denier ne porte pas le nom de l’empereur, ce qui parait singulier pour Renaud, comte préposé par l'Empire, mais serait assez rationnel de la part de Rainier, petit-fils de Hugues Capet et partisan déclaré de la France.

Toutefois la pièce dit Rainnadus , qui est bien Rainaldus ou Renaud, et les deux seuls dépôts dans lesquels elle a été trouvée n’impliquent nullement qu’elle ne puisse appartenir au comte dont elle porte le nom. Nous croyons avoir exposé franchement le

pour et le contre, et nous n’osons prononcer. In dubiis abstine.

(*) Revue de la numismatique belge, 2 série, tome Ier, 4e livraison.

N° 10*, Variété avec VA | LE | CE | M; les deux dernières lettres liées. A. 0.50.

MARGUERITE DE CONSTANTINOPLE

(Voir page 31 du tome Ier.)

N° 15*. Un exemplaire de cette pièce frappé sur un flan d'argent qui est recouvert d’une lame d’or, ou qui, peut-être, avait été fortement doré, se trouvait dans la collection d’un curé de la Lorraine, d’où il est passé dans la nôtre. Quelle était la destination de cette singularité numismatique ? Il scrait assez difficile de le préciser. Nous serions toutefois tenté de l'expliquer, ainsi que nous l'avons déjà fait à propos de petits deniers dorés de Flandre et des deniers carlovingiens d’or au munus divinum ; par la convenance de quelques cérémonies religieuses qui exigeaient des pièces d’or pour offrande. Or, ces pièces devaient étre bien rares à l'époque de Marguerite, puisque saint Louis venait à peine d’en recommencer la fabrication interrompue et abandonnée depuis les derniers Mérovingiens. |

Ce cavalier, bien qu'il soit un peu ébréché, pèse 2.78. Il faut attribuer à l'or cet excédant de poids.

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