‹ Recherches sur les monnaies des Comtes de HainautChapitre 115 sur 182 · ER | MON | TES · texte numérisé non relu

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Gravée dans SxeLzLiNG, pl. III, n° 4.

Avers d'un esterlin d'Édouard I et revers d’un esterlin de Jean

d’Avesnes ; mélange de coins arrivé dans la fabrication. On remarquera que le. mot ANGLiae est changé en AGNL ().

N° X (44). Monogramme remplissant le champ de la pièce et coupant la légende en deux : MORE : VALENC.

— Croix pattée dans un cercle : *X : I : GOMES RANONIE.

Cabinet de Metz.

(:) Besides the above sorts of money imported from abroad, this record informs us there was yet another, which had the name of Edward, King of England, made in Germany, that weighed more or lest than the Mitres, and could not be known but by weight ; these are what are called counterfeit sterlings, and are strictly s0, as n° 1, whose inscription round the head is exactly like those of Edw. the First, only AGNL. instead of ANGL. it being EDW. R. AGNL. DNS HYB; but then that on the reverse proves it a counterfeit, being MONETA MONTES, O7 MOnCY of Mons in Hainault. (SNELLING,

page 24.)

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GUILLAUME K°

Voir page 46 du tome Ier.) pas

Nous avions parlé, dans le premier volume, page 38, d’un accord fait, en 1504, entre la comtesse Philippine de Luxembourg, veuve de Jean d’Avesnes, et les monnayeurs du Hainaut. Cette pièce, qui piquait vivement notre curiosité et qui était indiquée dans l’Inventaire de Godefroy, imprimé par le comte de Saint-Genois, n’a pas été retrouvée dans le dépôt des archives du Hainaut, à Mons.

M. Émile Gachet vient de découvrir, dans la partie non inventoriée des archives de Lille, un document plus étonnant encore, et d’où il résulte qu’à partir du 29 septembre 1304, quelques jours après la mort de son mari, le comte Jean, décédé le 11 ou le 12 du même mois, jusqu’au 20 janvier 1506, la même comtesse Philippine fit forger monnaie à Cambrai par le monnayeur Jehan Hanons.

Par une charte du 27 avril 1505, la comtesse donne quittance audit Hanons de ce qui lui revenait, et approuve le compte rendu par lui des monnaies qu'il a faites à Cambrai, pour elle, depuis le 29 septembre 1304 jusqu’au 11 avril 4305.

Une note ou extrait de compte nous apprend ensuite que le même Hanons a fait forger, du 41 avril au 25 décembre 1505, la quantité énorme de 28,458 mares de kokibus à quatorze grains d’aloi et de deux cent quatre-vingt-huit au mare, ayant cours pour un demi-parisis la pièce (3

() Lors du grand affaiblissement monétaire de Philippe le Bel, en 1505, l'argent

Et, du 25 décembre 1305 au 20 janvier 1306, 1,060 marcs des mêmes kokibus, dont le profit de 53 deniers tournois au marc, faisant 445 livres 45 sols tournois, se partageait de la manière suivante : un quart pour Jehan Hanons, soit 56 lives 10 sols; pour frais et dépens 40 livres, et pour la dime du chapitre 7 livres; reste pour le droit scigneurial , 62 livres 5 sols tournois (*). |

On sait que le chapitre de Cambrai prélevait la dime sur les profits des monnaies faites en cette ville, même celles de l'évêque (°).

Le kokibus, ou petite monnaie noire dont il est ici question, contenait £ d'argent, et pesait 0.85, donc en argent fin 0.041 ; c’est-à-dire un peu moins que la valeur d’un centime (fr. 0.00917), sans compter Île cuivre,

La valeur des kokibus, frappés à Wallincourt, l’année suivante, pour le comte Guillaume, était diminuée de moitié. Cela peut donner une idée du genre d'opérations auxquelles se livraient alors les princes qui jouissaient du droit de battre monnaie.

Malheureusement, le document exhumé par M. Gachet soulève une question qu'il est impossible de résoudre. Les kokibus que Jehan Hanons forgeait à Cambrai, de par la comtesse Philippine, étaient-ils tout simplement au nom du comte Guillaume, son fils, comme ceux de Wallincourt, ou bien était-ce une monnaie propre à la comtesse qu’elle fabriquait à son nom, du chef de quelque seigneurie faisant partie de son douaire ou de son domaine privé? Cette dernière supposition est peut-être la plus admissible. Espérons que parmi les trente mille marces de ces kokibus,

étantàa8liv. 10s, le mare, le denier parisis, pour gr. 0.15 de fin, représentait fr. 0-055, le sol douze fois autant ou 39 centimes. Le kokibus, auquel la comtesse donne cours pour un demi-parisis, ne valait que 0.0091, moins d’un centime ; il aurait dû valoir plus d’un centime et demi. Le bénéfice de cette émission était donc énorme.

(") Pièces justificatives, n° I.

(>) Tome I‘, page 181.

ml

quelques pièces échappées à la destruction viendront un jour nous donner

le mot de l’énigme.

Par lettres données à Dordrecht, le 22 décembre 1323, le comte Guillaume concède à Raoul Boete, bourgeois de Bruxelles, la monnaie de tous ses pays pour un terme commençant au jour de Noël suivant et finissant au jour de Saïnt-Jean-Baptiste 1326. Raoul Boete devait forger «un denier de coi cascuns trois seront aussi boen comme un viés gros « tournois dou vrai cung le roy de France en pois et en fu. » C’est-à-dire des esterlins ou tiers de gros tournois du roi Saint-Louis: forte monnaie à laquelle on revenait toujours après chaque secousse monétaire. Ces esterlins devaient donc peser environ 1.40. Le reste de la charte ne contient que des stipulations ordinaires dans ces sortes de contrats (!).

À défaut de renseignements sur le type de l’esterlin de 1395, il serait impossible de déterminer d’une manière certaine quelle est cette pièce. Parmi les monnaies connues il faudrait choisir entre les n° 59 et 57, et nous penchons pour ce dernier.

Nc 54. Variété avec BERNEDIGMV.

Chez M. Voilemier, à Senlis.

Ne XI* (58). Lion rampant, dans un écusson triangulaire : * G GOMES: RANONIE.

— Grande croix coupant la légende et légèrement pattée : SIG |

RUM | GRV | CIS.

N° XIT* (60). Monogramme accosté de deux grands annelets; dans le centre, un point : *X MONEMX : NOVA : DUPLEX.

— Croix haussée dont les branches se terminent en fleurons trilobés :

GVILL : ŒOM| RARORIS.

B. 1.00. Type des Bourgcois de Philippe-le-Bel.

() Pièces justificatives, n° IT.

M XAIHS—

GUILLAUME IT

(Voir page 56 du tome Ier.)

N° (63*). Saint Jean-Baptiste debout : > $S. IONZÆ NNES : B : (tête d'aigle). — La fleur de lis de Florence : * FUOR ÆXŒRX. Or. 5.55,

En publiant cette pièce dans la Revue de la numismatique belge, nous avions espéré attirer sur elle l'attention des amateurs et recevoir une explication positive sur son altribution. Force est de revenir aux conjectures. Il reste, nous parait-il, indubitable, comme nous l'avons dit, page 59 du premier volume, que Guillaume IT a forgé des monnaies d’or et notamment des florins de Florence. Faut-il repousser absolument la lecture FLORenus ÆX Œomite RAnoniae qui n’a rien d'impossible et qui se justifie par la nécessité de retrouver le florin du Hainaut? La tête d’aigle qui termine la légende et sert de marque monéiaire, loin d’être une objection, viendrait au contraire appuyer cette lecture puisque l'aigle figure sur presque toutes les monnaies de Guillaume II. Le florin au même type de Jean IIT de Brabant , contemporain de ce prince, et sur lequel le mot Johannes est aussi écrit Jonannes, a pour marque une tête

ES

de lion. Remarquons cette coïncidence : des deux côtés la tête seule et non l'animal entier sert de marque monétaire. Ces petites particularités sont précieuses quand, d’ailleurs, elles ne font que confirmer une explication raisonnable.

Au reste, comme l'attribution de cette pièce n’est que conjecturale, nous n'avons pas voulu la comprendre dans nos planches.

Il ne serait pas impossible d’y voir aussi le florin de Cambrai « au col d’aigle sur la main sainct Jehan » dont parle te manuscrit de l’évêque de Chartres (”). La légende serait alors FLORenus EX CHAmeraco pour

CAmeraco.

N° 70*. Sur deux exemplaires de cuivre saussé que nous avons de cette pièce il y a VALERGSNEXISIS. Ceci nous procure l’occasion de renouveler la remarque que presque toujours les légendes sont incorrectes sur ces pièces imitées d’une monnaie d'argent. Elles trahissent l'ignorance et l’inexpérience du faussaire.

No 71. Nous avons parlé, dans le tome V, {re série, de la Revue de la numismatique belge, d'un Blanc-au-lion à ce type, portant au droit % MONEMX FLANDO, ou R’L AND et au revers GVI| LEL|MGO | MES. L'état fruste de cette pièce ne permet pas de choisir, avec certitude, entre ces deux lectures. Si l’on adopte la première, on pourrait y voir une monnaie de convention entre la Flandre et le Haïnaut. D’après la seconde lecture, ce serait une variété nouvelle et inédite du Blanc-au-lion pour la Hollande. N'oublions pas de dire que cette pièce étant de cuivre blanchi, c'est-à-dire fausse, on peut aussi la considérer comme l'erreur d’un fabricant de gros qui a réuni la pile d’un gros de Flandre à la croix d’un gros de Hainaut. Nous avons pensé qu’il suffisait de la rappeler ici sans en donner l'empreinte gravée.

(:) Pièces justificatives, n° XV, page 64.

ANNE N° 75*, Ce sont les imitations de cuivre qui ont VALERCN ; la pièce d'argent n’a que VALENC?.

M. Van Miert, à Mons, s’est procuré récemment un superbe pied-fort de cette monnaie, du poids de 21.05.

No 74*. Nous avons acquis un exemplaire d'argent de cette pièce dont on ne connaissait que la copie. La gravure en est plus fine et d’un moindre relief; il pèse également 1.30.

N° 80*, Variété avec : WILRELMVS : GOM.

Autre avec : WILURELMV GOMES.

N° XIII (80). Type et bordure des gros tournois; douze fleurs de lis : TMVRONVS GIVIS.

— Croix pattée dans un cercle : X G GOMES: RANOMIS. — %X BNOIGMVM : SIM : ROMER : DNRI : D ? LRI.

Chez M. le comte de Robiano,

Le revers de cette pièce est absolument semblable à celui de la pièce

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