‹ Recherches sur les monnaies des Comtes de HainautChapitre 116 sur 182 · MARGUERITE I, D'AVESNES · texte numérisé non relu

MARGUERITE I, D'AVESNES

( Voir page 66 du tome {er. }

N° 81. Cette pièce a été gravée et décrite dans le Recueil de KuxDmaANN, Academiæ et scholæ Germaniæ prœcipuè ducatus Silesiæ, cum bibliothecis in nummis. Breslau, 1741, in-4, planche XXVIII, n° 12, et page 795. L'auteur ne sait à qui attribuer ce florin: il hésite entre un prince de Coethen (en latin Coëthania, dit-il); un prince de Piémont, à eause des Alpes cotliennes, et enfin la Catalogne, Catalonia. Une petite difficulté à laquelle Kundmann ne s’est pas arrêté dans ses beaux systèmes et qu'il a prudemment négligée sur sa planche, c’est le signe — au-dessus de I du mot ŒOIM, abréviation évidente de Comilis, Comitissa ou Comitatus (°).

Au reste, toute contestation devient inutile. Le manuscrit de l’évêque . de Chartres (”) dit positivement que ce florin appartient au Hainaut; mais il en complète la légende par Comutis hannoniæ. Il faudrait peut-être

(*) Parmi les douze florins à ce type que décrit Kundmann ; NOUS aVONS remarqué celui de Raïimond, prince d'Orange, avec l'inscription R DI G P AURA. Raiïmondus Dei gratia princeps Auracicæ qu'il travestit de la manière suivante, en faisant un D du V gothique (Ü) du mot AURA :

R. DI. G. P. ADRA, c’est-à-dire un prince ou podestat vénitien de la ville d’Adria, dont le nom commençait par un R.

Les anciens numismates étaient réellement plus ingénieux que nous.

(2) Pièces justificatives, n° XV.

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alors le donner à Guillaume II. Cette pièce perdait 3 oboles tournois.

Il existe un florin à la légende FLORENTIA qui a une marque monétaire à peu près semblable, une espèce de petite échelle EE

Quelques amateurs voulaient y voir un florin du Hainaut et probablement la plus ancienneimitation ou contrefaçon de la monnaie florentine. Ce florin n'appartient pas à notre pays; il est bien de Florence et a été frappé par les maitres de la Monnaie, Lapus Ghini et Gerius Cardinalis qui exerçaient leur charge en 1306 (").

(:) Anno Domini millesimo trecentesimo sexto, indictione quarta, tempore regiminis nobilium et potentium virorum, dominorum Bini de Ghabriellis de Eughubio, honorabilis potestatis, et successive a kal. Julii in antea tempore Domini Canti de Ghabriellis de Eughubio, honorabilis potestatis, et Domini Thadey de Perusio, honorabilis capit. et defensoris civitatis Florentiæ

Lapus Ghini et

Gerius Cardinalis, fuerunt pro dicto communi officiales et domini monetæ aureæ supradictæ.

Bonaceursus Cambii et Guiduecius Spiechi de Aleys fuerunt sententiatores et approbatores monetæ aureæ supradictæ &f?.

Ser. Philippus Chasini Lotteringhi notarius, fuit notarius et scriba offici præcitati pro tempore et termini sex mensium, initiatérum in medio mensis maii.

Eorum autem tempore coniati fuerunt in moneta prædicta Floreni de auro signati int. cap. ymaginis Beati Johannis Baptistæ et litteras signo de la Schala, in præsenti facie picto.

Copie de l’ancien livre des monnaies (Copia del antico libro di Zecca), dans Iexazio Onsinr, Storia delle monete della Repu-

blica florentina. Firenze, 1760, in-40, page 12.

Nage, mere dun

N° 84*. Variété avec E à MargarEt et à V’alencenEnsis.

M. Serrure possède un exemplaire de cuivre de cette pièce avec : MARGAREM : OM. RAROIE. Il pèse 3.12.

LOUIS DE BAVIÈRE, EMPEREUR

( Voir page 70 du tome Ier.)

N° 91*, Variété : le R du mot ROmanorum a le premier jambage un peu arrondi G@ de manière à simuler un G.

Or. 4.53.

N° 92*. Variété : le prince porte une couronne ouverte à trois fleurons. Or. 4.50.

On assure que M. Verachter a trouvé, dans ses archives, la preuve que ces écus d’or et ces moutons ont été frappés à Anvers. Cette preuve ne détruirait pas la possibilité qu’on en eùt aussi frappé dans le Hainaut, surtout si l’on conserve à la ville de Mons l'attribution du gros DE MONTE.

L’écu d’or est gravé dans le Recueil de Kundmann, pl. XX VIII, n° À, et au frontispice du tome VIII des Reliquiæ manuscriptorum omnis œvi diplomatum. À la page 55 de la préface de ce volume on trouve quelques observations du chancelier Ludewig sur cette monnaie.

Dans l'Histoire de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, 1. XXXVI,

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