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Le 29 mars 1455, on publia, à Mons, un mandement du due qui portait en substance et comme complément d’un autre mandement, publié le 18 janvier précédent, que le patard Johannes (la plaque de Jean IV, n° 147 du tome I) aurait cours pour 2 sols 6 deniers ; le patard de Tournai pour 18 deniers; le patard à courte croix forgé à Valenciennes (le drielander) et la haie (le tuyn) pour 20 deniers (?).
En 1466, au mois de juin, d’après Heylen, Philippe le Bon établit tout un autre système monétaire. L’instruction donnée au maître particulier de Valenciennes, Nicolas Vivien, porte qu'il forgera :
Le Un florin d’or, dit florin de Bourgogne, à 19 carats d’or fin, allié de 4 carats d'argent et d’un carat de cuivre, et de 72 au marc, valant 41 gros de la nouvelle monnaie blanche.
C'est la pièce gravée pl. XXI, n° 160 du premier volume.
2° Un demi-florin de même aloi et de 144 au marc, valant 20 et ‘/ gros.
5° Une pièce d'argent de 4 gros, à 41 deniers 12 grains argent le roi et de 79 et ‘/, au mare.
4° Une pièce de 2 gros, à 6 deniers d’aloi et de 82 et ‘/ au mare.
9° Une pièce d’un gros, à 5 deniers d’aloi et de 139 au marc.
6° Une pièce d’un demi-gros, à 4 deniers 12 grains d’aloi, et de 256 au marc. |
7° Une pièce d’un quart de gros à 3 deniers d’aloi et de 348 au marc.
8° Une monnaie noire, nommée courte ou double mile, à 10 grains d’aloi et de 204 au marc, faisant la douzième partie du gros de Flandre.
9° Une autre monnaie noire, nommée mile, à 6 grains d’aloi et de 252
() Le venredi xxix° jour de march fu publyet à Mons ung mandement venant de nostre très-redoubté seigneur, contenant en substance que combien que par d'autre. mandement chi devant publyet le xviij® de jenvier n’euist point esté déclarées avoir cours pattars Johannes pour ij s. vj d. pattars de Tournay pour xviij d. et pattars à courte croix forgiés à Vallenchiennes ou Hayes pour xx d.
N° 15147 : Comptes de la prévôté de Mons, de l'année 1454.
au marc, faisant la moitié de la précédente ou la vingt-quatrième partie du gros.
Les prévôts, jurés et échevins de Valenciennes obtinrent de Philippe le Bon lettres closes, qu’ils présentèrent à la chambre des comptes, le 14 octobre de cette année, par lesquelles le maître particulier de Valenciennes était tenu de faire forger : |
10° Une monnaie noire de quatre miles, à 12 grains d’aloi, et de 414 au marc.
De ces dix pièces de l'émission de 4466, deux seulement nous sont connues : le fiorin de Bourgogne, ou florin saint André, et la pièce d'argent fin de 4 gros, gravée dans le 1 volume, pl. XXI, n° 161.
L'instruction renouvelle la défense de faire des pieds-forts.
Elle indique ensuite et tarife les monnaies dont le cours est continué.
Le lion, de 59 au mare, conserve sa valeur de 60 gros. Remarquons que nous n'avons irouvé nulle part la mention de lions frappés à raison de 59 au marc, mais bien à raison de 57 Il y a donc eu, entre les . années 4456 et 1466, une fabrication de lions plus légers dont nous n'avons pas l'instruction.
Les deux tiers et le tiers du lion, à l'avenant.
Nous n’avons pas non plus trouvé traces de la fabrication du tiers de lion, gravé pl. XXI, n° 159, du 1° volume. Cette pièce fait sans doute partie de l’émission des lions à 59 au marc.
Le cavalier de 69 '/; au marc conserve sa valeur de 52 gros.
Même observation que pour le lion.
En 1454, le cavalier de 67'/; au mare avait été porté de 48 gros à 1 gros. Il y a donc eu une émission postérieure de cavahers plus légers, dont nous ignorons la date précise.
Le noble et le demi-noble d'Angleterre ; les saluts et ducats ; Le noble et le demi-noble de Flandre; l’écu de France ; les florins du Rhin, de la forge des quatre éliseurs (électeurs); les clincars Guillermus; les Peeters ; les clincars Philippus.
Et quant aux monnaies blanches, les doubles gros appelés patars, les gros nouvellement forgés, les placques et cromsters de 5 esterlins, les petits gros dont les deux font une vieille placque, les deniers nommés braspenninex, braspenning , et les autres menues monnaies desdites forges, conservent leur cours actuel.
Les grands blancs d'argent fin du roi (de France) auront cours pour 4 gros, et les blancs pour 4 esterlins ().
Voir page 1153 du tome Ier.
Nous avons avancé, dans le premier volume , que le monnayage avait cessé, en Hainaut, avec le règne de Philippe le Bon. Une ordonnance de Maximilien et de Philippe, en date du 14 décembre 1489, imprimée dans le Recueil des placards de Flandre (*), pourrait jusqu’à un certain point faire croire le contraire. Voici le passage de cette ordonnance, qui a rapport à ce sujet : « Et afin que les pays soyent mieulx assortiz des deniers qui nouvellement se forgeront, et que les marchans et changeurs n’ayent cause de porter leurs matières d’or et d’argent hors des pays du Roy et de mondict seigneur l’archiduc son filz, est advisé et conclud que dès maintenant seront ouvertes cinq monnoyes , à sçavoir : une en Brabant, une en Gueldres , une en Flandres, une en Hollande ef une en Haynau, en telz lieux qu’il sera advisé. »
Malgré les termes de ce décret, nous persistons à croire qu’il n’a pas eu de suite en ce qui concerne notre comté. En effet, le 22 du même mois de décembre 1489, Charles de Croy, grand-bailli, lieutenant et capitainegénéral du Hainaut et de West-Flandre, Charles de Croy qui était chargé d’exécuter l'ordonnance de Maximilien , écrivait à la chambre des comptes de Lille en l’informant qu'il venait d'établir une monnaie à Furnes « pour «y ouvrer d'or et d'argent sur tel poids et alloy et de tel pris comme
(*) Pièces justificatives, n° XIII.
(°) Tome Ier, page 445.
l’on a fait dernièrement ès pays d'Hollande , de Gueldres et en la ville de Malines (!). |
Si une monnaie avait été en activité dans le Hainaut, n'est-il pas plus
que probable que le grand-bailli, sous la juridiction de qui elle se serait trouvée, en eùt parlé dans ses lettres et l'eût nommée avec celles de Malines, de Hollande et de Gueldre ?
Un demi-noble ou schuytken de Maximilien et de Philippe, qui se trouve dans le riche cabinet de M. Th. de Jonghe , à Bruxelles, et dont nous donnons ici l’empreinte,
semblerait, au premier coup d'œil, appartenir au Hainaut. Nous ferons d'abord remarquer qu’il porte la date de 1488 et ne peut donc avoir été frappé en vertu de l'ordonnance de 1489 (*). La légende de Pavers : % MOneta ROmanorum REgis Z (et) PRllippi ARchiOVGis AVSiriæ BurGundiæ GOimes ROlLandiæ £ (et) R, qu'on veut lire Hannonie, présente une difficulté assez grande selon nous; ce serait une interversion sans exemple dans l’ordre des provinces. Toujours et partout, dans les
(*) MS. de Colbert, 57° vol. Ces lettres ont été publiées par M. J. Rouyer, dans son excellente Notice sur les monnaies noires de Flandre; Revue de la numismatique francaise, 1849, page 144.
(:) Les pièces d’or qui devaient être forgées en vertu de cette ordonnance, sont le double florin, le florin saint André et le demi-florin. Le demi-noble y est tarifé avec
les pièces qu'on ne fabriquait plus.
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1) {il .
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