‹ Recherches sur les monnaies des Comtes de HainautChapitre 131 sur 182 · XI · texte numérisé non relu

XI

el que nous avions si malheureusement lues, leur vraie signification va sauter aux yeux :

MOLETAÆ DEnRSHOnde (monnaie de Termonde).

Ajoutons enfin, pour faire notre confession entière et sans restrictions, qu'en examinant la légende avec attention , surtout sur la pièce de Guillaume, mieux conservée que celle de Jean, on doit reconnaître un M dans le mot DenreMonde. Cette lettre a la forme droite et carrée , tandis que le X de moLeta et ceux de JohaRXes ont la forme ronde ou cursive.

Ces pièces, véritables monnaies historiques, ont dü être frappées pendant le court espace de temps que dura le gouvernement de Jean de Namur, c’est-à-dire pendant la seconde moitié de l’année 1302 et la première moitié de l’année 13053.

Le gros dé Guillaume de Juliers a surtout une grande importance, en ce qu'il fournit la preuve que ce prince partagea réellement l'autorité souveraine avec son oncle; fait sur lequel les historiens sont loin d’être d'accord, la plupart ne le considérant que comme un lieutenant ou un subordonné du comte de Namur.

( Foir page XX du tome IL.)

Un cartulaire de la trésorerie des chartes du Hainaut, dont M. l’archivisite Lacroix vient de faire l’analyse, nous a révélé un fait fort curieux pour l’histoire de la monnaie de nos comtes. Ce n’est plus seulement la veuve de Jean IT d’AÂvesnes qui fit frapper des monnaies à Cambrai par le maitre Jean Hanon ou Hanons, de Gand. Jean IL, lui-même, par lettres du 25 août 1504 (*), avait donné à ce même monnayeur la monnaie de Cambrai, pour y forger monnaies depuis le jour de la décollation de Saint-

(1) Pièces justificatives, n° XVII.

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Jean (29 août), jusqu’au jour de Noël suivant. Jean d’Avesnes étant mort peu après, cette concession fut renouvelée par sa veuve, le 29 septembre. Les monnaies au nom du comte Jean n’ont donc pu être frappées que pendant moins d’un mois.

Aux termes de son privilége, Jean Hanon devait faire monnaie, blanche ou noire, telle qu’il plairait au comte, aussi bonne ou meilleure, de poids et d’aloi, que celle du roi de France. S'il arrivait que le roi fit faire monnaie plus forte ou plus faible que celle. qui avait cours alors, on devait suivre le pied de la monnaie du roi. Cette charte, qui, par malheur, ne donne aucune autre indication sur les espèces à frapper à Cambrai, ne contient ensuite que les clauses ordinaires de ces sortes de contrats. Nous croyons inutile de les rappeler. Rien n’explique pourquoi nos comtes, qui avaient à leur disposition les ateliers de Maubeuge, de Mons, et surtout celui de Valenciennes, un des plus importants des Pays-Bas, ont été emprunter l'atelier d’un prince voisin pour y faire forger des monnaies. M. Ch. Robert, dans son beau travail, actuellement sous presse, sur la numismatique cambraisienne, nous donnera peut-être le mot de cette singulière énigme. .

Les monnaies frappées par Jean Hanon, soit au nom du comte, soit au nom de sa veuve, n’existent, pensons-nous, dans aucun cabinet.

NAO0 Varie "HN aa ntO z: HI — 0h | AHE | SUO | MES. Les quinte-feuilles qui anglent la croix ont un point central saillant.

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