‹ Recherches sur les monnaies des Comtes de HainautChapitre 130 sur 182 · UNI · texte numérisé non relu

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Mons-en-Pevèle, pénétra, suivi de quatre-vingts des siens, dans le camp du roi, entra dans la tente royale et se désaltéra en buvant des vins réservés pour le repas de Philippe le Bel. Cette témérité, ou, si l’on veut, cette bravade lui coùta la vie ("). Entouré d’ennemis , il suecomba sous les coups du comte de Dammartin, en pressant sur ses lèvres la eroix de son épée teinte de sang. Cette épée, bénie par Louis IX expirant à Tunis, avait été donnée par le saint roi au comte Gui qui l'avait confiée, en quittant la Flandre, au sire de Moerseke. Guillaume de Juliers, dit M. Kervyn, alla la lui redemander, et quoique le sire de Moerseke s’y opposät, il la prit de force en s’écriant : « Les combats seront désormais mon école: voici mon bâton pastoral, et le roi regrettera bientôt sa perfidie envers ses prisonniers. » Le jeune prévôt de Maestricht ne se sépara plus de l'épée de Gui de Dampierre.

On connaissait, depuis longtemps, des monuments monétaires de la régence de Philippe de Thiette, les gros d’Alost et de Gand à la légende PHilippus Filius COmITis FLANDriæ, que M. Gaillard a donnés dans son bel ouvrage sur les monnaies de Flandre, pl. XVII, n°° 163, 164, 165 et 166.

Dans ce même ouvrage se trouve gravé, pour la premiere fois, un semblable gros de Jean de Namur : I : F : COIT FLAND?. L'apparition de cette pièce, dont on ne connait que deux exemplaires, fut un véritable événement pour les numismates de la Flandre. Aussi l’exemplaire de M. Jonnaert , le seul qui se trouvait dans notre pays, atteignit-il, à sa vente, un prix fabuleux.

Les deux gros que nous avons fait graver ci-dessus, sont deux monuments encore plus précieux pour cette dramatique époque de lhistoire de la Flandre. |

L'un estun gros du même Jean de Namur, Johannes comes ; l'autre de son neveu, Guillaume de Juliers. Quant aux lettres qui entourent le châtel

(1) 48 août 1304.

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