‹ Recherches sur les monnaies des Comtes de HainautChapitre 133 sur 182 · MARGUERITE · texte numérisé non relu

MARGUERITE

{Voir page 66 du tome er.)

Nous n'avions , jusqu'ici, rencontré aucun document relatif aux monnaies du règne de Marguerite. Un ancien cartulaire, découvert par M. Pinchart dans les archives de l'État, vient nous mettre à même de combler en partie cette lacune. |

En 1548, Jean de Beaumont , gouverneur du Hainaut pour sa nièce, la comtesse Marguerite, ordonne aux maitres des monnaies de Hainaut, Jean Moiset (ou le Moiset) et Jean Bougier, de faire une monnaie blanche

d'argent, de 87 et '/, pièces au marc, c’est-à-dire pesant 2.80, à sept deniers d’argent-le-roy, donc contenant de fin 1.56 , et représentant une valeur actuelle de 0.35 centimes environ. Cette pièce avait cours pour huit deniers tournois.

La tolérance du titre était de 2 grains, celle du poids de 7 deniers au mare, ou ‘/, d’une pièce, et, par amendement, de deux grains en plus ou en moins à chaque pièce.

Le marc d’argent-le-roy se payait 4 livres 10 sous ; le profit de la comtesse était de 5 sous 4 deniers tournois, au marc d'œuvre (1).

- Parmi les monnaies connues de Marguerite, celle qui se rapproche le plus, par son poids. de la pièce forgée en 1348, est le gros que nous avons donné sous le n° 90.

Deux ans plus tard, le 10 janvier 1350, Jean de Beaumont établit et institue les mêmes Moiset et Bougier, en qualité de maitres des monnaies d’or et d'argent du pays et comté de Hainaut, et leur commande de faire une monnaie d'argent, à huit deniers de fin, et de 48 pièces au mare, c’est-à-dire du poids de 5.10 , contenant de fin 5.40, et représentant une valeur actuelle de 0.75 centimes environ. Cette pièce avait cours pour dix-huit deniers tournois.

Elle avait deux subdivisions ; te double tiers, du poids de 5.40, valant ‘actuellement 0.50 centimes, et le tiers, du poids de 1.70, dont la valeur actuelle serait de 0.25 centimes.

Ces deux pièces étaient au même titre que le grand denier et avaient cours pour douze et six deniers.

Les maîtres de la monnaie devaient rendre à la comtesse 4 sous 5 deniers obole tournois du marc d'œuvre qui produisait 72 sous. La tolérance du titre était fixée à 2 grains, celle du poids à */; d’un grand denier au mare. On devait donner aux marchands 4 livres 15 sols du marc d’argent-le-roy, et si, à cause de mutations dans les monnaies voisines, il

(4) Pièces justificatives, n° XX et XXIT.

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devenait impossible de monnayer à ce pied, les maitres pouvaient étre autorisés à donner un plus haut prix de l'argent, en diminuant d’autant le profit de la comtesse, ou à réduire le titre de 4 grains, et le poids, d’un grand denier au marc d'œuvre (”).

On n’a, jusqu'à présent, retrouvé aucune monnaie qui approche, par son poids, du grand denier de Marguerite. Cette pièce de 48 au mare serait la plus pesante de nos monnaies d'argent du xive siècle. Elle aurait le poids du gros parisis de Philippe de Valois, forgé en 1330, et du blanc à l'étoile du roi Jean, de 1359.

Les prévôts etéchevins de Valenciennes devaient assister à la délivrance des monnaies (?); mais ils paraissent avoir mis peu d’empressement à remplir leurs obligations, puisque le représentant du souverain était obligé de

‘les semoncer d’une manière sévère à ce sujet (°).

Dans un cri des monnaies, du même Jean de Beaumont, fait en 1348 (‘), on remarque l'expression vieux tournois à clefs, pour désigner les tournois au châtel dont le type a en effet quelque ressemblance avec des anneaux de clef. On y trouve aussi que les tournois et les parisis de Tournai avaient une valeur moindre que les autres fournois et parisis francais.

Le 7 juillet 1554, Marguerite, sur l'avis du conseil et sur les plaintes réitérées du peuple devenues si grandes « depuis la dernière mutation de no monnoye que bonement ne poiève plus cesser ne attendre remède el attemprance n'y fuist mise, » réduisit les prix excessifs des denrées, vivres , boissons et marchandises, le salaire des drapiers, maréchaux , cordonniers, parmentiers, fondeurs, couvreurs, ete., ainsi que la journée des ouvriers, des garçons et des servantes, ete. (°).

(4) Pièces justificatives, n° XIX.

(2) Pièces justificatives, n° XXI.

(5) Pièces justificatives, n° XXIIT.

(4) Pièces justificatives, n° XXIV.

(5) Bibl. de Mons. Ms. n° 4865, fol. 47, recto.

N°86. Variété : *k MARGAREG COM RARON.

— * MONEAMX VALUANCGEANENSIS.

Cabinet royal de la Haye.

Cette pièce est entière et diffère de la nôtre en ce qu’elle ne porte que Hanon, au lieu de Hanonie.

LOUIS DE BAVIÈRE, EMPEREUR

| (Voir page 70 du tome Ier.)

On vient de trouver, à Wiehl, régence de Cologne, dans un dépôt de gros tournois assez considérable et composé de pièces de Louis et de Philippe de France, au type ordinaire, de Waleran, archevèque de Cologne, frappées à Cologne, à Deutz, à Bonn, etc. le gros suivant :

RTE, >

Cette pièce semble devoir faire naître des doutes légitimes sur lattribution à Mons du TVRONVS DE MONTE avec lequel elle a la plus grande analogie. En effet, Terra ne se traduit ici que par territoire, pays; cette qualification qui convient assez au pays de Berg ne pourrait guère s’appliquer à Mons.

- SE ares.

PRET En oo

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