‹ Recherches sur les monnaies des Comtes de HainautChapitre 134 sur 182 · LE | À 5° L# ' F, F Y · texte numérisé non relu

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N°92. Variété : les trois fleurons de la couronne du prince sont engagés dans la bordure festonnée du champ. Le mot GR est suivi de deux

annelets °.

Or.

Cabinet royal de la Haye.

GUILLAUME IIT, L’INSENSÉ.

(Voir page 75 du tome Ier.)

Le cartulaire, trouvé par M. Pinchart, contient deux pièces sans date,

mais appartenant au règne de Guillaume IIT, que nous avons cru devoir donner parmi les pièces justificatives. La première (!) est une lettre du duc Albert en faveur d’un ouvrier qu’on avait expulsé du corps des monnayeurs, pour avoir été trouvé en compagnie d’une jeune fille de réputation suspecte. La seconde est un renouvellement des priviléges des monnayeurs, adressé au baïlli de Hainaut, à tous les prévôts, châtelains et justices du pays, leur faisant défense de les enfreindre, à peine de voir réparer à leurs dépens le dommage causé au prince par le chômage de la monnaie (*). |

Dans les recherches de M. Gérard sur les monnaies des Pays-Bas, ouvrage inédit dont le manuscrit appartient à la Bibliothèque royale de la Haye, il est fait mention d’un compte-rendu en Hainaut, en 1370, dans lequel le frane de Hainaut est évalué à 20 sols, le franc de France à

(4) Pièces justificatives, n° XXV.

(2) Pièces justificatives, n° XX VI.

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50 sols et le double france de Hainaut à 40 sols. En 1572, un autre compte porte le double frane de Hainaut à 42 sols et le franc de France à 55 sols tournois. Les francs de Hainaut, émis d’abord aux mêmes titres et poids que les franes de France, avaient subi, à chaque émission, des altérations successives qui, à cette époque, équivalaient à plus d’un tiers de leur valeur primitive.

N° XXX1I*(100). Le comte debout, sous un dais gothique à six clochetons, la couronne fermée en tête, vêtu d’une tunique longue et d'un manteau ouvert tombant jusqu'aux pieds ; tenant de la main droite un sceptre terminé par un fleuron, et la main gauche appuyée sur le cœur : I0OR?EÆS $ LVEAS MREVS : MATME?S (Johannes, Lucas, Marcus, Maithœus.)

— Dans une bordure cireulaire festonnée, croix ailée et fleuronnée, évidée en cœur et ayant au centre une rose à cinq feuilles ; entre chaque bras de la croix, une aigle biceps. * DVX 3 WILLS 8 DEAI ? GRAMIA 8 ŒOMES < RAP.

Or. 7.58. (Double royal.)

Seul exemplaire connu.

Cette magnifique pièce, la plus pesante et peut-être la plus belle de toutes nos monnaies belges du moyen âge, est une imitation du royal d'or ou Long vestu du roi Jean, ainsi nommé à cause du long vêtement dont l'effigie du prince est drapée. Déjà employé sous Philippe de Valois. ce type, abandonné depuis plusieurs années, fut remis en usage par ordonnance du Dauphin , régent au nom du roi Jean, prisonnier , en date du 29 août 1558. Ces nouveaux royaux d’or fin devaient être laillés à raison de 66 au mare et avaient cours pour 25 sols tournois. Le 25 février suivant (1558-1559) leur cours fut déclaré exclusif, et l'usage de toute autre monnaie d'or fut interdit. Le 15 avril de cette même année, leur poids

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