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fut réduit à raison de 69 au mare, au lieu de 66. Les premiers devaient donc peser environ 3.70, et les seconds 3.54. |
Notre royal du Hainaut est, par son poids, égal à deux royaux français de la première émission. Il est donc à présumer que sa fabrication est contemporaine de celle de ces pièces, c’est-à-dire qu’elle a eu lieu entre le 22 août 1358 et le 15 avril 1559. On sait qu'il n’existe pas de double royal du roi Jean.
Nous trouvons dans l’atlas du grand ouvrage de M. Conbrouse sur les monnaies françaises, pl. LVIIT, la figure d’un royal simple, ayant à l’avers le même type et la même légende que le nôtre : I0R?€&S : LVORS : RREVS : MAMER’S, mais portant au revers, au lieu du nom du prince, la légende pieuse XP€ : VIRE, etc. La croix diffère également ; elle est anglée de fleurs de lis, et terminée non par des fleurons, mais par des croix épiscopales tréflées. M. Conbrouse, qui avait d’abord voulu faire de cette pièce anonyme, un des douze besants du sacre du roi Jean. a reconnu depuis , dans son Décaméron, que ce-royal, aujourd’hui dans la collection de M. Dassy, est de Pierre IV, évêque de Cambrai. |
L’intention qui a présidé au choix de la légende de ces deux pièces n’est pas douteuse. On a voulu , au moyen du nom des quatre évangélistes, simuler la légende des pièces françaises, commençant par Johannes. Cette fraude a été également employée par le même évêque Pierre sur ses francs d'or. Elle l'a été aussi par Arnold, seigneur de Rummen, et probablement par d’autres. On suit volontiers les bons exemples.
Ce double royal appartenait à M. Bretagne, directeur des contributions directes, à Mende, qui, à l'intervention de notre collègue et ami. M. Decoster, a eu l’extrême obligeance de nous le céder.
N° XXXIH* (100). Le comte debout et couronné, tenant l'épée haute de la main droite et le sceptre de la main gauche, sous une arcade gothique à deux clochetons. Dans le champ, dix lions rampants :
k GVUILLRM * DI x GR HOMES * RANOIT.
Croix terminée à chaque bras par trois feuilles de trèfle et évidée en cœur en forme de rosace, cantonnée aux 1 et 4 d'une aigle, aux 2 et 5 d’une couronnelle fermée, dans un cartouche formé par quatre demi-cercles et par quatre angles saillants, ayant, dans les angles rentrants extérieurs, huit fleurs de lis : XP€ x VIN x XPE x ROGN AM +
XPE + IMPÆRAN.
Or. 5.81. (Franc à pied.)