‹ Recherches sur les monnaies des Comtes de HainautChapitre 23 sur 182 · PAS · texte numérisé non relu

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2) Lisez Ridders-penning.

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d’Avesnes, s'empressait de décrier pour leur nuire. Les cavaliers de Jean d’Avesnes, si déjà il en avait frappé à cette époque, étaient encore trop peu répandus pour donner seuls lieu à une pareille mesure qui, du reste, les concernait également. C’est une preuve nouvelle qui vient justifier l'attribution des cavaliers à Marguerite de Constantinople, et que nous n'avions trouvée qu'après notre discussion avec le savant directeur de la Revue numismatique française (”).

Le 20 juillet 1282, le roi Philippe-le-Hardi mande à son amé et féal le comte de Flandre, qu’il a ordonné, depuis peu, que ceux qui auront dans le royaume baudekins ou valenciennois, ou autre monnaie blanche ou noire du dehors du royaume, excepté les sterlings, et qui ne les auront pas fait percer dans un mois après cette ordonnance, les perdront et forferont, et ceux qui les auront dénoncés auront la dixième partie du forfait.

Quant aux stertings, ils auront, jusqu’à nouvelle ordonnance, cours dans le royaume pour quarriau tournois (*), et ceux qui voudront leur donner plus de valeur seront punis sévèrement.

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Toutes monnaies des terres des barons du roi qui seront trouvées avoir cours dans la terre du roi ou d’un autre baron, seront forfaites au profit du roi ou de celui dans la terre de qui elles seront trouvées, quoiqu'il ait chez lui le ban et toute la haute justice ; à moins qu’elle n’y ait cours par l'usage (°). j

Un fait singulier et qui n'avait pas échappé au savant Lelewel, c'était l'apparition simultanée du type anglais des esterlins sur les diverses monnaies des provinces belgiques, à la fin du XII siècle. Cette ordonnance de Philippe-le-Hardi est une explication de l'énigme.

(1) Revue, ete., tom. I, pag. 475 et 260. — Prior. Motice sur un dépôt de monnaies découvert à Grand-Halleux, pag. 54.

() Une ordonnance de saint Louis (facta in parlamento omnium sanctorum, anno domini 1265) donne aux esterlins la même valeur, 4 tournois ou un tiers de gros, ce qui revient à la moitié des baudekins ou valenciennois.

(*) Sanvr-GEnois, tom. I, pag. 701.

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