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Toutes les monnaies étrangères, les baudekins ou valenciennois, sont interdites dans le royaume, à l'exception des sterlings qui auront cours pour quatre tournois.
Cette préférence accordée à la monnaie anglaise devait la faire adopter. C’est ce qui arriva en eflet : on connait des esterlins de presque tous les seigneurs de la Belgique qui frappaient monnaie à cette époque.
En février 4285, Gui de Dampierre, comte de Flandre et marquis de Namur, donne commission à Ubiert Alion, citoyen d’Ast, pour faire à Namur une monnaie aux mêmes poids et loi que celle faite par le duc de Brabant, depuis un an. Cette monnaie devait être de taille de fors et de foible, comme les nouveaux sterlings d'Angleterre Gi
Nous sommes persuadés que la fabrication des esterlins de Jean d’Avesnes aura commencé vers la même époque, lui qui possédait, dans Valenciennes, un des principaux ateliers monétaires du pays. Remarquons que l'importance de cet atelier est encore conslatée par l'ordonnance ci-dessus de Philippe-le-Hardi qui, parmi toutes les monnaies étrangères, désigne principalement celles de Valenciennes, sans doute comme les plus répandues.
En 1996, le comte Jean, voulant régler ses monnaies, fait prendre à Paris, par Jean de Saint-Liennart, garde de la prévôté, une copie ou vidimus du règlement fait, par le roi Philippe-le-Bel, pour la fabrication des monnaies et les priviléges des monnayeurs (?). L’habitude d'aller chercher nos inspirations législatives en France date de loin, comme l’on voit. Ce règlement servit de base à un accord ou contrat fait, le 24 août de l'année suivante, 1297, entre Jean d’Avesnes et les monnayeurs de Valenciennes. Par cet accord, ceux-ci s'engagent à « faire se monoie partout w » il plaira à lui, u sen hoir conte de Haynnau, en se tiere, en un lieu uw » en pluiseurs, » et ils s'obligent à avoir douze fournaises au moins.
(:) Sainr-Gexois, tom. [, pag. 707.
(>) Pièces justificatives, n° I.
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