‹ Recherches sur les monnaies des Comtes de HainautChapitre 71 sur 182 · AGE · texte numérisé non relu

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en 1597, et comme il ne laissait pas d’héritier, sa terre de Beaumont retourna au comte de Hainaut, Albert de Bavière.

Philippe-le-Bon l’engagea, le 16 juin 4453, à Antoine de Croy, seigneur de Renty; et Charles-Quint, par lettres données à Middelbourg, le 6 septembre 1517, céda définitivement la propriété des terres de Beaumont, Fumai et Revin, à Guillaume de Croy, seigneur de Chièvres. Au mois de janvier 1549, il érigea ces terres en comté, en y annexant celles de Leval, Thirimont et Bersillies-VAbbaye. Le comté de Beaumont passa ensuite successivement dans les maisons d'Aremberg, de Hennin-Liétard, et enfin de Riquet de Caraman qui le possède aujourd’hui.

Le 24 octobre 1376, Gui de Blois, sire de Beaumont et de Chimay, chevalier, fait promesse au duc Albert de Bavière, gouverneur du Hainaut. de ne plus faire fabriquer monnaie en son château de Flimaing () qu'il tenait en fief et hommage du comte de Hainaut, sans le consentement de

() Ce château de Flimaing est sans doute le château de Fumaing ou Fumai, sur la Meuse, près de Charlemont. On voit, en effet, dans les Monuments anciens de De Sanr-Genois, pag. 547, un mandement de Guillaume de Bavière, comte d’Ostrevant, en date du 28 janvier 1397 (4 598), adressé aux habitants des villes de Fumaing et Revin, terres échues au comte de Hainaut par succession, de son cousin Gui de Blois. Charles de Croy, dont M. de Reiffenberg a publié les Mémoires, ajoutait à la longue kyrielle de ses titres « et par la grâce de Dieu > Seigneur des franches et souveraines terres de Fumai et Revin. » Ces terres étaient entrées dans la famille d’Avesnes, par suite d’une vente faite, le 29 avril 1288, par Rasse de Gavre au comte de Hainaut. (Voir Monu- Mmenis pour servir à l'histoire des provinces de Namur, de Hainaut et de Luxembourg, par le baron DE REIFFENBERG, tom. I, pag. 410.)

ce comte et de ses successeurs. Trois jours après, le 27 octobre 1376, Jean, dit Sausses de Maurege, prévôt de Maubeuge, en présence de Gilles, dit Louppais de Wattignies , écuyer , et de Jean de Berry, hommes-de-fief du comité, procède à la saisie, faite au nom du duc Albert, de tous les outils propres à faire monnaie trouvés au château de Flimaing (°).

Nous n'avons pu découvrir, dans aucune collection, des monnaies de Gui de Blois, seigneur de Beaumont, frappées à Fumai; et cependant leur existence est certaine.

La scule monnaie que l’on connaisse de ces divers seigneurs de Beaumont, est le Cavalier de Baudouin d’Avesnes, dont nous donnons plus bas la description. L'absence de toute autre pièce a bien lieu de nous surprendre , puisqu'on est fondé à croire que le droit de battre monnaie, exercé par le premier seigneur de Beaumont de la maison d’Avesnes, et, un siècle plus tard, par son dernier héritier, Gui de Blois, l’a été trèsprobablement par les seigneurs intermédiaires, par ee Jean de Beaumont, surtout, si puissant qu'il levait des armées et proiégeait un roi d'Angleterre.

Quant aux nouveaux seigneurs de Beaumont de la famille de Croy, il est évident que le droit de battre monnaie n’a jamais pu leur appartenir. Toute recherche à ce sujet serait done superflue.

N° 189*, Cavalier galopant à droite et tenant l'épée haute : #X : B' D'AVEXNIS OS BS LIMOMS.

— Croix cantonnée de quatre croissants : °K * SIGN VS * GRVOCIS * — ]N ROMINE : OO MINI : PRI : AME.

(:) De Samr-Genois, tom. I, pag. 4153. — Inventaire des titres qui se trouvent à la Trésorerie des chartes de Hainaut à Mons, par Jean Gopsrroy, CC. 10 et CC. 11. Ces deux pièces ne se trouvent plus dans le dépôt des archives; nous les avons repro-

duites d’après le Charterboek de Van Mienis. Pièces Justificatives n° X et XI.

… BSLU SNIOMIS.

SIIS …

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… DMINTI.... .

GroTE, Blatter für Münzkunde, tom. IV, pl. IX, n° 20

la Revue française, tom. I, pl: IV, n° 7.

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WALLINCOURT.

Walincourt, Wallincourt, Wallencourt ou Waulaincourt, aujourd’hui village de l'arrondissement de Cambrai, à 15 kilomètres sud-est de cette ville, était jadis un fief considérable relevant des sires de Crèvecæœur et, en arrière-fief, des évêques de Cambrai. Par une de ces complications assez ordinaires dans le droit féodal, le donjon de Wallineourt, à part de la terre. relevait des comtes de Hainaut, et formait un des douze Fiefs-Pairie de ce comté. Mais la suzeraineté des comtes sur <e donjon parait, comme nous le verrons tout à l'heure, n’avoir pas été établie sans contestations de la part de l’évêque. Le titre de pair de Wallincourt était porté en dernier lieu par le prince de Ligne, qui était en même temps pair de Baudour et de Silly.

Pendant le XIVe siècle, époque monétaire de Wallincourt, ce fief appartenait aux De Werchin, sénéchaux héréditaires du Hainaut. Un relief du donjon de Wallincourt, fait en 1373. par Jacques De Werchin, nous apprend que son grand-père (Jean, sire de W allincourt) avait le premier relevé du comte de Hainaut ce domaine, auparavant frane-alleu (”).

En 45306, le 9 octobre, Jean de Wallincourt donne au comte Guillaume

(*) De Sanr-Génois, Monuments anciens. — Inventaire de la Trésorerie des chartes

de Hainaut, tom. J, pag. 560.

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