‹ Recherches sur les monnaies des Comtes de Namur (volume 2)Chapitre 56 sur 59 · NE TA · texte numérisé non relu

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mains, pour être inventorié, tout ce qui se trouvait dans l'hôtel de la monnaie. Cette saisie avait pour but de garantir son droit scigneurial sur la fabrication faite par lesdits Van Soest et Blommaerts. Un inventaire en existe aux Archives de l’État, à Bruxelles, portant la date 2 décembre 1713. L'estimation totale des machines, outils, charpente, etc., monte à fl. 7481, 17 patards.

On y trouve cinq presses (balanciers) avec leur équipage, estimées 600 fl. la pièce; un balancier aux escus avec ses deux boules de plomb, estimé seulement 111 fl.; des coupoirs, laminoires, ete. Mais aucun coin: ceux-ei n'appartenaient pas au fermier de la monnaie ; ils étaient la propriété du prince.

La dernière délivrance d’or et de liards que firent Van Soest et Blommaerts, est du 7 décembre 1714, sept jours après que Maximilien eut abandonné la souveraineté des Pays-Bas. Son Altesse avait commis, pour faire l'examination des ouvrages de ses monnayeurs, le marquis de Roisin et le procureur général Tiery; et, pour garanür son droit seigneurial, il fit saisir, une seconde fois les instruments qui appartenaient aux entrepreneurs.

Le 26 juillet 1715, le gouvernement autrichien s’'empara provisoirement de ces instruments et ,outils. Ils furent transportés et déposés à l'arsenal de Namur.

En 1717, Van Soest et Blommaerts, qui s'étaient réfugiés à Paris, donnérent procuration à un sieur Van den Bisdom, d'Anvers, à l'effet de réclamer leur propriété.

L'avis du maitre général des monnaies Wautier, sur cette réclamation, était qu'il convenait de tout confisquer, en vertu du droit de conquête, et pour punir les maitres de Namur du tort qu'ils avaient fait au pays en fabriquant des liards contrefaits , ce à quoi ils n'avaient jamais été autorisés par l'électeur, puisque ce prince avait au contraire ordonné de mettre comme marque distinctive un petit lion sur les pièces qui provenaient de Ta monnaie de Namur. L'avis du conseil des finances et celui de la chambre des comptes furent plus conciliants. Ces deux corps proposaient d'accepter, « pour ne pas chagriner Son Altesse Électorale , » les offres de Van Soest et de Blommaerts, de céder leurs outils au prix de l'estimation de 1713, qui montait sans les

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charpentes , à 6587 fl. 5 patards. C'était au surplus, d'après le conseil des finances, un marché fort avantageux pour le gouvernement de $. M. I.

Cet avis fut suivi, à ce qu'il paraît, car le 13 août 1720, le maître géné- :

ral Wautier était de retour de Namur avec tous les ustensiles qu'il avait été

chercher, en vertu d’une commission spéciale du conseil des finances , en date du 31 juillet précédent. Ces ustensiles furent répartis entre les hôtels de Bruxelles et d'Anvers.

Quant aux coins, matrices et poinçons des monnaies de Maximilien-Emmanuel, on présume qu'ils ont été emportés en Bavière avec les archives particulières du prince. Il en est de même des comptes de fabrication, dont on ne trouve aucune trace, ni à Namur, ni à Bruxelles.

Avant de passer à la description des monnaies, il ne sera pas inutile de donner , une fois pour toutes, l'indication et la nomenclature des nombreux tres que prenait Maximilien-Emmanuel. Ces titres ne sont exprimés, le plus souvent, sur ses monnaies, que par des lettres initiales isolées et séparées par des points: c'était alors la mode en Allemagne ; et beaucoup de légendes de monnaies de cette époque sont de véritables hiéroglyphes qu’on ne peut lire que quand on sait d'avance ce que c’est !, On trouve sur les monnaies de Namur, en tout ou en partie : Maximilianus. Emanuel Dei gratia utriusque Bavariae, superioris Palatinatus , utriusque Burgundiae, Brabantiae, Limburgr, Luxemburgi et Geldriae dux ; comes Palatinus Rheni ; sacri Romant imperi Archidapifer, elector et vicarius, Landgravius Leuchtenbergae : comes Flandriae, Hannoniae et Namurci; Marchio sacri Romani imperu; dominus Mechliniae.

N° 254. Lion couronné tenant l’épée haute de la droite et posant la gauche sur un globe : MAX : EMANUEL -D-G:S-R:I1-A-E:ET : VIC: 1711 &. — Écu aux armes des provinces des Pays-Bas, ayant en cœur l’écusson de Bavière, entouré du collier de la Toison d’or et sommé d’une couronne ducale fermée : U:B :B : L:L-ET : G:DUX COMES - F -H «ET : NA.

Collection de M. Serrure.

Or. 5.24. (Souverain d’or au Lion.)

? Un savant numismate de Berlin, M. F.-W.-A. Schlickevsen , secrétaire de la Société numismatque, a publié, il y a quelques années, un glossaire spécial pour la lecture de ces légendes à initiales.

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N° 252. Même type : MAX : EMANUEL D-G:S:R:1I:AR : EL: ET : VIC %. Sous le lion 1712.

— Même revers qu’au numéro précédent.

: Cabinet royal de Munich.

Or. (Souverain d’or au lion.)

N° 255. Tête de profil à droite, avec la perruque à la Louis XIV : % 1712. MAX: EMANVEL V:B:-S-P.-B:L:L:& G:DVX. Sous le buste un monogramme composé des lettres T.B.

— Écusson aux armes des provinces des Pays-Bas, avec un petit- écusson de Bavière en abîme et sommé d’une couronne ducale : C-P-R:S-I-:A-:EL:4 VIC:LL:-C-:F-H&N-M:SRI:D-MECH.

Même cabinet.

Or. (Double souverain.) |

Le monogramme TB est la marque du graveur Thomas Bernard, qui travaillait alors, à Paris, à la suite des médailles de Louis XIV, avec Molart, Henri Roussel, Breton, Joseph Roettiers, Jean Mauger et autres. Deux monnaies de Maximilien sont signées par Bernard, le double souverain et l’écu d'argent de 1712. Nous ignorons si les autres pièces sont également de lui.

N° 254. Tête de profil à droite, avec perruque à la Louis XIV : % MAX: EMANUEL D°G:U-B:-S-P-B:L:L &G :DUX. Sous le buste 1715.

— Écu aux armes des provinces des Pays-Bas, avec un petit écu de Bavière en abime et sommé d’une couronne ducale : COM -P-R-S:R:I-:AR & ELE: L:L:COM:-F-H-&N:MAR-S-R-I:D-M.

Collection de M. Serrure.

Or. 5.60. (Souverain d’or.)

N° 255. Tête à droite, coiffée de la grande perruque à la Louis XIV. Sous le col le monogramme B : % 1712. MAX : EMANVEL V:-B.-S-P-B:L:L:&8:G: DVX. — Écu aux armes des provinces des Pays-Bas, portant en abime l’écusson de Bavière, entouré du collier de la Toison et sommé d’une couronne ducale fermée: C:P-R:S°R-I-A-:EL:&:VIC-LLC-F-H-&-.N-MSR:I-D. MECH. |

Même collection.

À. (Écu.)

N° 256. Tête à droite, coiffée de la grande perruque à la Louis XIV ; buste drapé : & 1715 MAX EMANVEL V-B-S.-P-B:L:L:8&G-DVX.

NPA OS

— Écusson rond, aux armes comme ci-dessus : C-:P-R-S-R:I-A-EL:£ VIC-LL:C-F-H°:&-N°-MSR:I:D:MECH.

Cabinet royal de Munich.

A. (Écu.)

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