ROBERT I
Le nom du comte Robert se trouve, sans autre qualification, dans un acte qu'il fit en faveur de l’abbaye de Waulsort, en 946, par lequel il donna à ce monastère la terre de Melin ?. On l’accuse d’avoir pris et partagé les biens de l’abbaye de Gembloux avec son parent, Héribrand, que Sigebert qualifie de comes Pratuspantius. Ce fut, selon Flodoard, un des seigneurs les plus opposés aux tentatives que fit Brunon pour arrêter l'émancipation des grands vassaux. Pour maintenir son indépendance, il augmenta les fortificaüons du château de Namur que Brunon n’osa pas attaquer.
On ne sait ni l’année de sa mort, ni qui il avait épousé.
! Miræus, Opera diplomatica, 1, p. 34.
? Miræus, t. III, p. 293.
ALBERT Ir.
On pense que cet Albert était fils de Robert Le, à qui il succéda vers 980, selon le père De Marne , mais quelques années plus tôt, si l’on en croit l’Art de vérifier les dates. En 973 , disent les auteurs de cet ouvrage, il se rangea du parti des enfants de Regnier IT, comte de Hainaut, dans la lutte qu'ils engagèrent pour récupérer leur patrimoine dont Brunon les avait dépouillés. | Sa femme, Ermengarde, fille de Charles de France, duc de Lotharingie, lui || <) avait apporté en dot la partie du comté située sur la rive droite de la Meuse. + Il en eut deux fils et deux filles : Robert et Albert, qui lui succédèrent l’un D: après l’autre; Hatvide, femme de Gérard d’Alsace, due de Lorraine, et 1f Emma , épouse de Gislebert, comte de Looz. On ignore l’époque de sa mort.