US NN
__ — Sa AE dé "A © L : à on Ÿ 10 SE OS A ne. Miss sf
Er me 7
DNELST R
NS + Da RE lu ae À
Er
rm.
+4 Du
se D &
rt
Jusqu'à quelle époque faut-il faire remonter les droits de souveraineté que les princes-évêques de Liége possédaient sur la terre de F lorennes ? A cette question, les historiens liégeois répondent unanimement que Godefroid, seigneur de Florennes, ses frères Arnoul et Gérard, évêque de Cambrai, inféodèrent Florennes, vers l’an 1012, à l'évêché de Liége, après y avoir fondé une abbaye de l'ordre de Saint-Benoit, sous linvocation de saint Jean- Baptiste, ete. Gelte assertion semble trop absolue. En effet, la charte de l’empereur Henri, du 17 mai 1012, par laquelle il confirme la fondation de l'abbaye, faite par Gérard et ses deux frères, dit seulement que Godefroid en conservera l’avouerie, et, si plus tard, il arrivait que quelqu'un molestât ladite abbaye, l'Empereur charge l’évêque de Liége de veiller à sa conservation et à sa défense, en son lieu et place *.
Ce n’était pas là une inféodation de la terre, dans la véritable acception du mot, mais bien plutôt une espèce d’avouerie ou de droit de protection sur l'abbaye que l'Empereur déléguait à l'évêque. Au reste, cet acte a pu servir de point de départ à une annexion lente et successive que favorisait la complication des droits et des liens féodaux, et surtout la nécessité, pour les petits seigneurs, de s’abriter sous la protection d’un voisin plus puissant.
M. de Reiffenberg a donné, dans le tome 1 de ses Honuments pour servir à l'histoire des provinces de Namur, de Hainaut et de Luxembourg , pp. 661 eLsuiv., une généalogie des seigneurs de Florennes, prise en grande partie dans le Mémoire de M. Yernaux ?. Ces premiers seigneurs ne sont guêre connus que
Églises, Vodecée et Neuville. — Bois de Spy, ou bruyère Jeanne Maignon, à Saint-Aubain. — Moulin de Neuville, situé sous la juridiction de Samart. — Seigneurie de Bouffioul. — Seigneurie de la Mozée, près de Villers-le-Gambon et seigneurie de Gosnée. — Seigneurie de Haynin, en Hainaut. — Fief de la Louchenée. — Fief de la Haccauderie. — Seigneurie de Jamblinne. — Cense Delsaux. — Fief du Wez-Charnoy. — Terre, à Nismes. — Fief, à Franchimont. — Étang et cours d'eau du fourneau de la Valette. — Coup d’eau de la forge du Marteau des Orgères, sous Yves. — Seigneurie de Ghislenghien, près d’Ath. — Fief d’un bonnier situé au delà du trou de Jusaine. — Fief du trieu de Steppe, situé dans les bois communaux de Florennes. — Fief de
la dime de Pry. — Fief des droits de terrage à Villenfaigne. — Fief d’une prairie de la maladrerie de Florennes. — Fief d’une terre sur le Marchets. — Fief de cent écus de rente sur la terre de Neuville. — Fief de cent écus de rente sur la seigneurie de la Mosée. — Divers fiefs de
terrains et maisons sitûés à Florennes même.
1 Miræus, Opera diplomatica, t. 1, p. 658.
? Chronologie historique des seigneurs de Florennes, depuis le dixième siècle jusqu’en 1806. Namur, imp. de Gérard (sans année); petit in-8°, de #1 pages.