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Cette pièce est très-rare. Un esterlin de Gaucher, d’une conservation mauvaise, se trouvait chez M. Jeuffrain, à Tours. M. Lelewel le donna, dans sa Numismatique du moyen âge, pl. IX, n° T, en lisant la légende MORSTÆ NOR&EI X. M. Poey d'Avant le reproduisit sous le n° 6106, et lisait : MO- PETA NORETE, ce qui n'éclaircissait guère la chose. En rendant compte de l'ouvrage de ce dernier auteur, dans la Revue de la numismatique belge , tome VI, 8° série, nous faisions remarquer que Je mot Norete où Noreci n'avait aucune signification ; que, vu le mauvais état de la pièce, on pouvait raisonnablement supposer qu'elle avait été mal lue ; qu'il suffisait d’une légère rectification pour faire de NORŒÆTE FLOREÆNS ou FLORSNIX, et que ce serait alors l’esterlin de Florennes dont nous avions déjà signalé la découverte comme une chose qui devait probablement arriver.
La chose est arrivée, en effet; mais lexemplaire de Revel, que notre honorable ami, M. le baron de Koebhne, a publié dans la Revue française, diffère ou semble différer de celui de M. Jeuffrain par l’'arrangement des lettres de la légende du revers. Au reste, il serait inutile de s'arrêter davantage à une pièce fruste, et que Lelewel lui-même n'avait pu lire !, (PL E, n°6.)
N° 2. Tête de face, couronnée. Type anglais des esterlins. Entre un double grènetis : + GAL ŒRS EOMEXS PORE.
—— Grande croix coupant la légende et anglée de douze besants, groupés par trois. Entre un double grènetis : MOH | &TN | OVÆ | YVE. (PL I, n°7 et 7°.)
(Ma collection.) AGE 41:20;
Cette pièce, qui n'est pas rare, présente de nombreuses variétés de coin, du reste peu importantes. Nous devons à l’obligeance de M. Laurent, conservaleur du musée d'Épinal, la communication du n° T”*. On y remarque la singularité de la chevelure, dont les mêches se terminent en globules.
\° 5. Tête de face, couronnée. Type anglais des esterlins: Entre un double grènetis :
k GAERS ÆOMES PORE. (Sic.)
‘ L’esterlin de Gaucher, donné par Duby, pl. CHE, n°5, pourrait bien aussi appartenir à Florennes. C'était une pièce fruste, lue en partie MON} STN | OVÆ |L..{.CeL n'est-il pasunF et les deux lettres manquantes LO ?
— Grande croix coupant la légende et anglée de douze besants, groupés par trois. Entre un double grènetis : MON | &TH /OVA | YVE. (PI. I, n° 8.)
(Société archéol. de Namur.) À. Gr. R 1.20
N° 4. Tète de face couronnée. Type anglais des esterlins. Entre un double grènetis : > GALERS ŒOMES POREL.
— Grande croix coupant la légende et anglée de douze besants, groupés par trois. Entre un double grènetis : MON | TH |OVAÆ | Y.VE. (PL [, n° 9.)
(Même collection.) A. Gr. :. 1.18.
Le Musée d'Epinal possède une variété de cette pièce avec le X de ROV?, de forme arrondie.
N° 5. Tète de face couronnée. Type anglais des esterlins. Entre un double grènetis : k GALER'S ŒOMES PORE.
— Grande croix coupant la légende et anglée de douze besants groupés par trois. Entre un double grènetis : MOH | ETH |OVÆ YxVE. {PI TI, n° 10.)
(Même collection.) A: Gr: 100.
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N° 6. Tête défigurée du type chartrain : YVE IVZS. — Croix pattée, cantonnée d’un besant au deuxième canton. Entre un double gre-
netis : * GACOMES PORC. (PL FE, n° 11.)
(Bibliothèque impériale, d'après la Revue , française, 1859, pl. XXE, n° 5.)
N° 7. Tête défigurée du type chartrain, ou chinonais simple; une seule couronne à gauche avec créneaux; au centre un objet indistinet que M. Poey d'Avant croit être une gerbe : YVE VIO.
— Croix pattée, cantonnée dun besant au deuxième canton. Entre un double grénçtis : XGA COMES PORC. (PL E, n° 12.) (Collection Jarry, à Orléans, d'après M. Poey d'Avant, pl. CXLI, n° 20.)
Cette pièce est probablement la même que ia précédente, dont la conservalion assez mauvaise laissait la lecture douteuse. Les lettres parasites, surabon-
dantes, ou dont la signification n’a pas été devinée, qui, sur les deux pièces, viennent après le mot YVE, ne nous empêchent pas d'y reconnaitre le nom du principal atelier de Gaucher de Châtillon. M. Poey d'Avant, qui tient à son impossible Ivoy (Carignan), trouve que le mot Yvoevio ressemble au nom latin d'Ivoy Ivodium. Nous avouons ne pas être convaincu de cette ressemblance qui, existât-elle, ne ferait pas que Gaucher ait pu fabriquer ses monnaies dans une ville qui lui était étrangère, et dans laquelle le comte de Chini