‹ Recherches sur les monnaies et les jetons des maitres-échevins et description de jetons diversChapitre 2 sur 30 · DEVISES DES MAITRES-EGHEVINS · texte numérisé non relu

DEVISES DES MAITRES-EGHEVINS

Avant de passer à la description des monnaies et des jetons échevinaux , disons quelques mots de la partie la plus intéressante de leur épigraphie , c'est-à-dire des devises qui les entourent*

Les devises ont été F objet de plusieurs traités parmi lesquels nous citerons un ouvrage publié récemment par un ministre du roi de Prusse , le général de Radov^itz, sous le titre de : Die Devisen und Motto des spœteren Mittelcdters < .

' Il a été rendu compte de cette publicalion dans la Revue dee Deux-Mondeê, avril 1881 , par M. Saint- René Taillandier, et dans la Refme arehéologique , 18tfl-18K2, par M. G. Brunet.

Cet auteur partage les devises en deux classes :

La première comprend celles qui sont la propriété soit d'une famille, comme annexe de son blason ou comme cri de guerre, soit d'un particulier comme ayant été choisies par lui pour formuler, d'une manière concise et saisissante, une règle invariable de conduite ou pour faire allusion aux faits importants de sa vie ou aux événements historiques auxquels il a été mêlé.

La seconde comprend celles qui expliquent d'une manière plus ou moins ingénieuse et sans application personnelle^ des pensées élevées ou proverbiales*

Il existe un petit nombre de devises échevinales qui se rapportent à l'écusson de famille ou à l'emblème adopté par le personnage et qui, à ce titre, rentrent dans la première catégorie. Quant aux devises historiques, qui seraient les plus intéressantes, je ne pense point qu'il s'en trouve dans la série que je vais décrire. Si les jetons frappés pour quelque grand personnage, sont, comme les médailles qui se fabriquent aujourd'hui, les jalons de l'histoire , les pièces au nom des maîtres^chevins de Metz n'ont point cette importance. Il n'appartenait pas en effet à de simples fonctionnaires annuels, soumis au gouverneur et à d'autres autorités royales, de confier au bronze la mémoire des faits contemporains.

La plupart des devises des maitre^-échevins ne sont que des sentences capricieusement choisies dans les recueils spéciaux dont on faisait alors un grand usage ^ ; le même magistrat en changeait d'ailleurs chaque fois qu'il était l'objet d'une nouvelle nomination. Elles appartiennent donc à la seconde catégorie.

^ Ainsi que le remarque l'auteur que nous venons de citer, la devise, au moyen-ftge, avait eu sa réalité et sa puissance de signification; mais, au xvi*, au x?ii« et au xvui* siècle, elle n'était plus guère qu'une affaire de mode.

Voici les devises conservées par les monnaies et les jetons que nous allons décrire :

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