‹ Recherches sur les monnaies et les jetons des maitres-échevins et description de jetons diversChapitre 25 sur 30 · MARRONS DE RONDE AUX ARMES DES D'EPERNON · texte numérisé non relu

MARRONS DE RONDE AUX ARMES DES D'EPERNON

Jean-Louis de Nogaret de La Valette ,. duc d'Epernon^ joignit, en 1583, à ses nombreuses charges, le gouvernement de la ville de Metz.

Il portait : Parti d'argent au noyer de sinople mouvant d'une terrasse de même , et de gueules à la croix évidée , clechée et pommetée d'or de deux pièces ; au chef mi-cousu de gueides , clmrgé d'une croix potencée d'argent , et , sur le tout , d'azur à la cloche d'argent bataillée de sable.

On connaît de ce personnage des jetons et des médailles dont la description se trouve dans un ancien ouvrage ^ ; mais ces pièces, relatives aux événements qui se passaient en France , ne portent aucune indication qui ait rapport au gouvernement de la ville de Metz. Elles sont donc étrangères à notre sujet.

Les FamUUi de la France Uhutrées par les monumem det médailles anciennes et modernes, par Jacques de Bie , calcographe ; Paris , 165i.

Voici toutefois des pièces qui rappellent son autorité sur la ville de Metz ou celle que ses fils y ont exercée après lui :

N" 1. — Plaque à pans coupés, sur laquelle on voit la marque d'un poinçon circulaire présentant un écu timbré d'une couronne , entouré du collier de Saint-Michel et blasonné aux armes des d'Epernon, telles qu'elles viennent d'être décrites; au bas de cette plaque est gravé en creux le mot BASTILLE \

H|. Armes de France entourées du collier de Saint-Michel,

Cuivre jaune; 26 millimètres de haut sur 23 millimetres.de large; collection de la ville de Metz (pi. vi, fig. 3).

Cette pièce a la plus grande analogie avec les morceaux de métal que déposent encore dans des boites de fer-blanc, les officiers chargés de la visite des remparts et de la ronde des postes. Cette sorte de mereau ou de jeton de présence, au lieu du nom du corps-de-garde, porte simplement aujourd'hui un numéro d'ordre.

N° 2. — Armes des d'Epernon , surmontées d'une couronne et entourées du collier de Saint-Michel. A l'exergue : ANFER.

qj. Armes de France, comme au numéro précédent.

Cuivre jaune ; 26 millimètres de hauteur sur 23 millimètres de large ; ancienne collection de M. de Saulcy.

Ce marron était destiné à la visite du poste de la tour d'Enfer, point qui a joué un grand rôle dans la fortification de Metz et contre lequel Charles-Quint fit diriger, en 1552, le feu d'une de ses batteries de brèche.

1 On nommait bastille les châteaux qui, dans l'ancienne fortification, défendaient les portes des villes.

N* 3. — Autre avec CHAMP à Texergoe. Ce mot, qui semble

incomplet, indique sans cloute la tour Champenèze ou Serpenoise^ Cuivre jaune; mêmes dimensions; collection de la ville de Metz.

Les trois spécimens qui précèdent, n'étant caractérisés que par Técusson qu'ils portent, sont attribuables , non seulement au duc d'Epemon, mais à son second fils Bernard de Nogaret, et à son troisième fils le cardinal de La Valette, qui furent pourvus du gouvernement de Metz, Tun le 7 novembre 1613, l'autre le 16 mars 1635; on pourrait même incliner en faveur du premier, qui n'avait que le titre de marquis quand il entra en charge, car, autant qu'on en peut juger par des exemplaires très^ffacés, la couronne du droit présente des fleurons alternés de perles.

< CifAMP peut Qtisn désigner (Taotrcs lieUK et, par exemple, la place do Champ-à-SHOê, où se Irouvail de temps immémorial, un corps-de-garde de police (voir le plan joint à la relation du siège de 1502, publiée à Paris en 1553, chez Charies Estienne, imprimeur du roi).

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