Recherches sur les monocotylédones à accroissement secondaire
^ Depuis les Dracœna au tronc énorme jusqu'aux Aloïnées ,' acaules, il y a toute une série de ces Monocotylédones dont la structure est intéressante à divers points de vue.
De nombreux et importants travaux ont été publiés sur les végétaux de ce groupe. Mais on n'y trouve guère décrits que quelques types supérieurs, arborescents, sur la structure desquels se sont élevées de longues discussions dont je donnerai un aperçu historique.
Mon but a été de faire une étude plus générale, l'anatomie comparée des espèces à accroissement secondaire, en les empruntant autant que possible aux diverses familles où elles sont représentées. Cette étude ne me semble pas avoir été entreprise encore. ' '■ '
La véritable difficulté consistait à réunir les matériaux nécessaires, les Mono cotylédon es que devait comprendre un tel travail étant presque toutes exotiques. Les plantes venues dans les serres pouvaient, sans doute, être mises à contribution ; mais il y avait lieu de se tenir en garde contre l'influence possible de ce milieu artificiel. Il fallait donc, pour se placer dans des conditions normales, s'adresser à des végétaux qui avaient poussé sous leur climat naturel.
Profitant de circonstances spéciales , j'ai puisé dans la riche Flore de mon lie natale, la Réunion. Mes recherches ont surtout porté sur des échantillons de cette provenance. J'ai pu ainsi décrire quelques espèces à peine connues.
Je dois exprimer ici ma reconnaissance toute filiale à mon père, qui a bien voulu recueillir pour moi les plantes que je désirais, et me communiquer à leur sujet d'utiles indications, fruit des études qu'il poursuit, depuis de longues années déjà, sur notre végétation locale.