DÉCOUVERTE
EXPOSITION DE LA DECOUVERTE DES MONUMENTS CYCLOPEENS OU PÉLASGIQUES, ET RÉSUMÉ DES DÉRATS LITTÉRAIRES AUXQUELS CETTE DÉCOUVERTE A DONNÉ LIEU.
Le nom de Pèlascjie, We'haayloi , fut donné, dans une époque très-reculée, non-seulement à toute la contrée de l’Asie Mineure, particulièrement à la partie qui avoisine les côtes, au Péloponnèse et à la Grèce entière, mais encore à cette partie de l’Italie désignée plus tard sous le nom de Grande Grèce; on l’étendit même à presque toutes les îles qui couvrent la Méditerranée depuis les côtes de l’Italie jusqu’à celles de l’Asie : c’est dire assez que l’antique nation des Pélasges fournit à toutes ces contrées leurs premiers, ou du moins leurs plus anciens habitants connus. Cependant, ce nom primitif ne les suivit point partout où ils allèrent, puisqu’on les trouve désignés aussi sous les noms d’Arcadiens, Pélargoniens,
MONUMENTS CYCLOPEENS.
Cyclopes, Géants, Lapithes, Perrhébéens,Tyrrhéniens, Œnotriens, etc., et enfin Hellènes et Grecs.
Selon l’opinion générale des historiens de l’antiquité, ce fut Pelasgus, ïïe'XaCTyos, qui donna son nom à ces peuples. Ce chef étranger était arrivé en Arcadie, dont les habitants vivaient plutôt à la manière des animaux que comme des hommes. Il leur enseigna un genre de vie plus convenable. C’est lui, dit Pausanias1, qui, s’étant rendu maître de l’autorité, apprit à ces hommes grossiers, d’abord à se construire des cabanes pour s’abriter contre le froid, les pluies et la chaleur, ensuite à se faire des tuniques avec des peaux d’animaux : WeXtxtjyoç Sè (Sam'AevrTas , touto pev 7coirj<joi.<j0a.i xoïXvëas èicevét)(T£v , cos (xrj piyouv T£ xai üecrBat tous dv6 pcoirovs , piti$è
ùno toîj xctùpLOLTOs TCLha.L7co)p£Ïv • Enfin , comme ils se
nourrissaient de feuillages verts, d’herbes et de racines, aliments que leur ignorance à les choisir rendait souvent dangereux, il leur persuada de se nourrir de glands, particulièrement de ceux de hêtre ou faînes (d’où leur vient le surnom de (2a’kavri(pd.yot , mangeurs de glands). Ce fut lui, en outre, qui le premier construisit des temples en l’honneur des dieux et introduisit leur culte non -seulement chez les Arcadiens, mais encore chez tous les peuples des environs , et ceux-ci, à leur exemple , l’établirent bientôt parmi eux.
Les traditions les plus anciennes, et à leur défaut la raison seule, nous disent que les peuples dispersés sur la terre ont d’abord mené la vie nomade jusqu’aux temps plus ou moins reculés où, se multipliant et se rapprochant, 1 Liv. VIII, chap. i.