‹ Recherches sur les monuments cyclopéens et description de la collection des modèles en relief, composant la galerie pélasgique de la Bibliothèque MazarineChapitre 125 sur 214 · MUR AUPRÈS DU LAC FUCIN · texte numérisé non relu

MUR AUPRÈS DU LAC FUCIN

Exécuté, comme le précédent modèle, d’après les dessins de M. Fox.

Le peuple des Marses, qui avait ses demeures sur le sommet de l’Apennin et sur les rivages du lac Fucin, descendait, selon les traditions recueillies par Pline, Aulu-Gelle et Solin , d’un des fds de Circé.

Simile et in It.alia Marsorum (je mis durât, fquos a Circœ filio ortos ferunt. « Telle est encore en Italie la nation «des Marses, que l’on fait descendre du fds de Circé1 2. »

Gens in Italia Marsorum orta esse fertar a Circes filio ( Marso ). «On dit que la nation des Marses d’Italie pro- « vient du fds de Circé 3.»

1 Géctjr. liv. V, pag. 228.

1 Pline, Hist. nut. liv. VII , chap. 11.

3 Aulu-Gelle, Nuits uttiques, liv. XVI, cliap. xi.

Solin dit qu’Angitie , sœur de Circé , venue avec elle de la Colcliide en Italie, fonda, sur les bords du lac Fucin, une ville, et lui donna son nom ainsi qu’à la forêt voisine. Le mur que représente ce modèle est probablement un reste des constructions de cette ancienne ville.

Te nemus Angitiœ, vitrea le Fucinus unda.

Te liquidi jlevere lacus

La forêt d’Angitie, les ondes transparentes du Fucin, les lacs limpides de ta patrie te pleurèrent1.

Ai marsica pubes

Et bellare manu, et chelydris cantare soporem,

Vipereumque herbis hebetare et carminé dentem Æetæ prolem Angitiam mala gramina primam Monstravisse ferunt , tactuque domare venena .

Et lunam excussisse polo , stridorïbus amnes Frenantem , ac silvis montes nudasse vocatis.

Mais la jeunesse du pays des Marses savait aussi se

battre, endormir les serpents, ôter leur poison aux dents de la vipère par le moyen des plantes et des enchantements. On rapporte que ce fut Angitie , fille d’Æétès, qui la première fit connaître les plantes vénéneuses , apprit à détruire la puissance des poisons par le seul toucher, à tirer la lune du ciel, à suspendre le cours des fleuves par des cris magiques et à dépouiller les montagnes des forêts qui venaient à elle \

1 Virgile, Énèid. liv. VII , v. 759.

2 Silius Ital. liv. VIII, v. 494.

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