‹ Recherches sur les monuments cyclopéens et description de la collection des modèles en relief, composant la galerie pélasgique de la Bibliothèque MazarineChapitre 147 sur 214 · MUR DE L’ACROPOLE DE MYCENES · texte numérisé non relu

MUR DE L’ACROPOLE DE MYCENES

Exécuté d’après les dessins de M. Abel Blouet; dessiné aussi par MM. Dodwell, Gell, Smirk, Words-Worth, Fourmont, de Choiseul- Gouffier, Clarke, etc.

My cènes , ville de l’ Argolide; aujourd’hui Karvaihy ou Karvathos, en Morée.

On remarque, sur ce modèle, un arrachement qui marque l’interruption du mur de la fondation pélasgique primitive, sur lequel est fondé un autre mur pélasgique d’un autre style, qui va joindre, à la Porte aux Lions, le mur en construction rectiligne de la fondation de Persée (modèle n° XLIX).

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« çoit les ruines de My cènes. Les Grecs savent que ce «fut Persée qui bâtit autrefois cette ville célèbre J. »

Il résulte, de toutes les descriptions faites jusqu’ici, que Mycènes avait une acropole et une ville basse. L’acropole se composait d’un double rang de fortifications en constructions cyclopéennes de trois différents styles , savoir : de blocs de polygones irréguliers bruts à leur surface; de blocs de même figure, mais bien joints et dont la surface est aplanie; enfin de blocs de même forme et de même travail, mais d’une forme plus allongée. La Porte des Lions et le bastion qui la précède sont bâtis de blocs très-gros , de forme quadrangulaire , mais avec quelques anomalies ne changeant cependant pas le style de la régularité générale dans la disposition horizontale des blocs. Il est constaté, par les observations de M. Dodwell, que cette porte n’a pas été construite par continuation simultanée du rempart auquel elle s’attache ; elle manifeste une addition postérieure au temps de la bâtisse du reste des murs, et telle qu’on n’en observe pas de semblable dans les monuments des autres villes , où l’irrégularité des polygones ne cède qu’à la seule nécessité d’élever en matériaux quadrangulaires et réguliers les jambages des portes. Il est donc constant que la Porte des Lions à Mycènes est d’un temps postérieur à la fondation du reste des remparts, et quelle manifeste l’introduction du système régulier des mêmes arts dont le tombeau d’Atrée présente le complément le plus parfait. Ces faits cadrent bien avec les souvenirs de l’histoire; car Pausanias a

1 Pausanias, liv. II, cliap. xv.

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