‹ Recherches sur les monuments cyclopéens et description de la collection des modèles en relief, composant la galerie pélasgique de la Bibliothèque MazarineChapitre 152 sur 214 · TROISIEME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIEME PARTIE

la Laconie, et à gauche un échantillon de la pierre du mur et de la roche de l’acropole de cette ville.

MuxrçWs Sè Apyeïot xaôeï'Xov ù-n b £r?XcTU7i7as. Ha uyjx^bvtojv yàp twv Apysiwv xclto. t rjv èniapCLTeiav tou M tfSov , Muxr/vctïoi népmouaiv es Sspp.OTv'Xa.s oySorfxovTOt âvSpas, oî AaxsSou porto ts \Lsréayov tou ’épyou. Touto rjvsyxev okeBpbv aCptai t b (pt’XoTtfxtifxix itapo^uvcLv À pystous. Aenr stoli Sè 6(xcus STi xat âXïytx tou nepiëô'Xou, xoù r\ ■KuKry'XsovTSs Sè ê(peaTrfxaaiv oiÙTri. u Les Argiens détruisirent Mycènes, et ce fut [se- « Ion toute apparence] un mouvement de jalousie qui les « y poussa; parce que, tandis qu’ils regardaient de sang- (( froid l’irruption des Perses et qu’ils demeuraient dans « l’inaction , la ville de Mycènes envoya aux Thermopyles «quatre-vingts hommes, qui partagèrent avec les Lacé- « démoniens la gloire d’une des plus belles actions qui «se soient jamais faites. Les Argiens, piqués de cet « affront, résolurent de raser la ville. Cependant il reste «encore des ruines de son enceinte, entre autres une « porte sur laquelle il y a des lions L »

A Mycènes, la roche de l'acropole est encore couronnée du mur cyclopéen dont Euripide1 2, comme nous venons de le voir, désignait ainsi la situation supérieure :

KtïxX&>7TSld t’ oùpàvux Te/^ea

Ce ne fut pas là sans doute la partie de la ville qu’Homère caractérisait par l’épithète eùpvdyuia , aux larges voies; il voulait donc parler alors de la ville inférieure,

1 Pausanias, liv. il, ehap. xvi.

2 Electre, v. 1166.

246 MONUMENTS CYGLOPÉENS.

dont les murs, détruits jusqu’au niveau du sol, sont de la même construction que le trésor d’Atrée et la Porte aux Lions fondée par Persée , d’après le témoignage du basrelief de l’autel du feu sacré qui la décore. La raison de la forme du nom pluriel de Mycènes, maintenant et de nouveau fondée sur les deux différents styles de construction de ses murs, aurait dû être pressentie par les commentateurs de Virgile dans cette seule expression plurielle Agamemnoniasc/ue Mycenas ; mais la critique historique commence seulement à s’éclairer sur ce point à l’aide des modèles comparés d’architecture pélasgique , lesquels rendent aujourd’hui palpable la solution de bien des doutes auparavant privés de tout moyen de démonstration positive et technique.

Sur le revers de ce modèle, on voit en relief une image de YAtschdan ou vase du feu sacré , moulé sur notre camée de calcédoine saphirine.

Le socle nous offre une construction en appareil grec de la plate-forme des édifices de Persépolis, dessinée en i83o, sur les lieux, par M. Stewart, négociant anglais. Cette construction a été représentée sur une plus grande échelle au n° LXXVI, et j’y ai joint quelques témoignages.

Sur le même côté , on trouve un bas-relief portant les noms d’Agamemnon, Epeus et Talthybius; au-dessous on lit :

« Réduction faite d’un bas-relief en style éginétique , du Musée royal , avant qu’on en eût effacé la chimère. »

Ore leo , tergoque caper, postremaque serpens ,

Bellaa tergemino mittit ab ore faces.

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