PARTIE INTÉRIEURE DE LA PORTE AUX LIONS (ACROPOLE DE MYCÈNES
Exécuté, comme les deux précédents modèles, d’après les dessins de
M. Abel Blouet; dessiné aussi par Ml\I. Dodwell, Gell , Smirk, Words-
Worth, Fourmont, de Choiseul-Gouffier, Clarke, etc.
Ce modèle représente : A, l’extrémité du mur cyclopéen de l’acropole, fondé par Mycénée vers l’an îyoo avant l’èrc vulgaire; il est en blocs calcaires; B, la fondation de Persée, vers l’an i3qo avant la même ère,
1 Voyez l’Anthologie latine, liv. V, épig. 1 6 5 .
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par assises presque rectilignes en blocs de poudingue, c’est-à-dire de cailloutages roulés et ensuite agglomérés; C, la restauration d’une brèche.
Qryyevs noKiv HTtlet <£>vyà.s, xol) nouSas ’foyzi 'EndpTcovoL HCti Méatrcova , ’ÏZndpTwvos Sè nous Mvxtivsvs os Muxrfvas ehtkjs. « Phégée ( frère de Phoronée , et fds , comme ce « dernier, d’Inachus ) bâtit la ville de Phégès ; il eut deux «fds, Sparton et Messon. De Sparton naquit Mycénée, « qui fonda Mycènes U »
M. Dodwell, dans son Voyage en Grèce, et M. Gell, dans son Argolide, donnent de longs détails sur la construction de cette porte célèbre. Selon M. Dodwell, sa hauteur est de cinq mètres trente centimètres environ , et sa largeur, dans la partie supérieure, de trois mètres; le linteau a quatre mètres quatre-vingts centimètres de longueur, deux mètres de largeur et un mètre vingt centimètres d’épaisseur; le bas-relief des lions a trois mètres quarante centimètres de largeur à sa base, sur deux mètres quatre-vingts centimètres de hauteur et soixante centimètres d’épaisseur. L’espace de la place qui borde la porte a neuf mètres et demi de largeur, et environ quinze mètres et demi de longueur.
Les deux voyageurs cités, en parlant de ce bas-relief, le plus ancien et même le seul monument connu de la sculpture en Grèce avant la guerre de Troie, s’accordent à y reconnaître un emblème du culte du Soleil en Perse; ce qui révèle entre Mycènes et Persépolis des rapports confirmés par les textes cités à f article LXXVI.
1 Le scoliaste d’Euripide , sur la tragédie d'Oreste, v. 1 252.